Archives Départeinentales. District de Baugé, C. — V
2. Rien n'était plus commun au XV: siècle et au commencement du XVI: siècle que ces anges € Autour de la chagelle de Saint-Bernardin des Cordeliers d'Angers, y a, dit Bruneau de Tartifume (B. M. ms. 871, p. 403) huit anges « Portant chacun en la main droite un des instruments de la Passion et tenant de l'autre un rouleau. » C'étaient des peintures murales, comme celles du château de Dissais (Vienne) ou de Montriou (Maine et Loire.)
3. Ces fleurettes si variées se rencontrent le plus souvent sur fond bleu ou vert très foncé, parfois sur fond rouge écarlate, comme sur la célèbre tapisserie de la dame à la Licorne, au musée de Cluny.
4. Description de Paris, par Pixaniol de la Force, t. IV, p. 174.
5. Ordres religieux et militaires, par le R. P. Helyot, t. Il, p. 239.
6. Pierre de Rohan, maréchal de France, en 1475, épousa Françoise de Porhouët, dont il eut trois fils: Charles de Rohan, qui fut seigneur de Gié, et continua la postérité, François de Rohan, qui fut évèque d'Angers et archevèque de Lyon, enfin, Pierre de Rohan, qui eut aussi des enfants.
En 1503, Françoise de Porhouët décéda. Il épousa plus tard Marguerite d'Armagnac.
Gaignières, dans son Æecweil, t. VI, p. 96, nous donne le dessin d’une statue équestre de Pierre de Rohan, posée audessus de la porte d'entrée du château, et sous laquelle se lisait l'inscription suivante :
[nsidet armipotens celsa Rohannus in arce Prima Britannorum stemmata prole trahens, Hic Mediolani stirps est generosa ducatus, Atque Navarræ clara propago domus, Italica qui triplici sub Cæsare regna gubernans, Condidit aurata tecta superba trabe.
Tandem arminiaca sociatur conjuge Petrus Ornabuntque suum serta nemorosa caput.- . Horrida dux vario genuit certamina morte, Et rediit domito semper ab hoste domum Anno D" MCCCC IIII* XIX | | Ce prince était encore représenté avec sa première femme et ses enfants sur les magnifiques vitr Sainte-Croix du Verger. François de Rohan avait été sacré évêque dans cette chapelle : en souvenir représenté agenouillé dans le sanctuaire.
raux de la chapelle de de ce fait, on l'avait
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Les tapisseries. 131
des Bois {Dictionnaire de la noblesse), Pierre mourut à Paris, le 22 avril 1513. Les tapisseries commandées par sa deuxième femme, Marguerite d'Armagnac, doivent donc être postérieures à cette date.
Pour préciser davantage, j'assignerais comme époque de fabrication, de 1513 à 1520. M. de Girardot, dans son Âisloire du trésor de la cathédrale de Bourges, p. 54, cite dans l'inventaire de 1573 des tapisseries du même genre :
ART. 157. {{em, une aullre pièce, en laquelle sont contenus certains anges et personnaïges pourtant des signes de la passion nostre sergncur el grans escripleaulx par dessus.
ART. 158. {tem, une aultre pièce, où sont contenus certains mistères el personnaiges portans aulcuns signes du mislère de la Pater Noster, comme est déclaré escript au dessoubs des dits personnaiges, les dites pièces ont été données par feu mon. Jehan Cueur arcevesque de Bourges.
L'église de Notre-Dame de Nantilly possède encore une grande tapisserie, ornée d'anges portant les instruments de la passion.
PREMIÈRE PIÈCE
1 TABLEAU : L'ange qui tient la bourse de trente deniers.