CHASSE DE S. MAURILLE, ÉVÊQUE D'ANGERS
TS SANT Maurille mourut vers l'an 427 et fut enterré à Angers dans la crypte de ECS l'église de Notre-Dame, qui depuis a porté son nom.
Le corps de ce saint évêque fut levé de terre pour être exposé à la vénération - des fidèles le 18 des calendes de février, on ne sait au juste de quelle année. C'est la première translation de ses reliques qu'on fêtait autrefois dans l’église d'Angers.
Charles le Chauve enleva le corps de S. Maurille de l'église de son nom et le déposa à la cathédrale dans une châsse qu'il avait fait construire ().
Cette seconde translation était célébrée à Saint-Maurice aussi bien que les deux suivantes (°).
Nefingue, évêque d'Angers, visita en 950 les reliques de S. Maurille et les plaça dans une châsse plus riche «avec grand honneur et propreté; au jour de laquelle translation € nos anciens bréviaires rapportent que trois insignes miracles furent faits: le premier, « d'une fille paralytique qui y reçut guérison ; le second, d’un certain laboureur aveugle, € qui y recouvra la vue; le troisième, d'un certain Amanus, paralytique, qui rampait comme € un serpent,pour se traîner à l'église et, y étant venu ce jour-là, s’en retourna sain et guéri.»
L'évêque Geoffroi Ier, de Tours, mort en 1093, transporta les reliques de S. Maurille sur le maître-autel (:).
Geoffroy la Mouche, évêque d'Angers, signait ses actes sous la châsse de S. Maurille (*), devant laquelle il fonda en 1177 deux cierges qui devaient y brûler perpétuellement (°).
On trouve dans les titres de Mouliherne, un acte passé sur les reliques de S. Maurille le dimanche des Rameaux 1211. € Zestes.… beatus Maurilius, super cujus corpus abjuravimus dictas conventiones (*). »
Guillaume de Beaumont transféra, le 17 des calendes de septembre 1239, les précieuses reliques dans une châsse magnifique ; il en sépara le chef, pour le renfermer dans un reliquaire spécial (°).
Le 18 avril 1291, l'élection de Guillaume le Maire, évêque d'Angers, eut lieu sous les restes vénérés de S. Maurille (?). Voici ce qu’en rapporte Guillaume lui-même: «... Quibus