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168 gæonographie de la cathédrale d'Angers.
La partie des dépenses relative à l'enveloppe ou chemise dont on couvrait la châsse les jours ordinaires et à la suspension du Saint-Sacrement n’est pas moins intéressante.
Jean le troësne, menuisier, reçut érente troys livres pour la façon de la faulse chässe, pour les huissets du fronteau et autres menus ouvrages qu'il devait y faire sauf le clocher (‘).
Jean Champion, serrurier, fournit des crampons de fer four tenir la chasse qu'elle ne chancèle, Va ferrure de la faulse chasse, du tabernacle du fronteau, des deux guichets du fronteau assavoir une claveure, deux paumelles doubles, une barre de fer à travers à demeure et d'un autre guichet pour la roue qui est en la fenestre darrière l'autel pour descendre corpus domini.En outre, il posa ne chesne de fer de seize pieds de long et une polye à tenir les cordes pour mettre et descendre la chemise de la chässe et des verges de fer à l'entour et dessus ladite chässe pour empècher que la chemise ne rompe l'œuvre de ladite chässe.
A fehkanne, lingère, on paya 49 sols four la Llorlle de la chemise et pour l'avoir cousue.
Cette enveloppe mobile, qu'on faisait monter ou descendre de la voûte, fut décorée par Colin des Courtils, peintre ; on lui donna 16 1., 16 s., 8 d. pour avoir paint et semé de fleurs de lis la chemise de la chässe, pour les mages des huisses du fronteau, et enfin, four avoir doré les verges de fer qui sont à l'entour et dessus ladite chasse.
On paya encore à Guzllaume Moynart, menuisier pour avoir divisé #ng ancien fust de chässe par pilliers 20 sols, à Aubert Saintier pour un luau de leton passé par la creste de l'autel (pour la chaîne de la suspension) 45 sols, à Woëlet saintier pour la potence qui soloit estre à l'autel, laquelle il polit et pour une bouche ajustée sur ladite potence, 12 sols, 6 den. aux charpentiers qui onf vaqué ès remuements ès chasses vieille et neusve 30 sols, enfin à Guillaume Robin, maczon sept livres, pour avoir assuré la chässe, pour cent livres de plastre a assoir la potence de leton, les chandeliers sur ladite creste de l'autel () pour avoir remys la chässe au milieu de l'autel, remué les grands pilliers de cuyvre, refait leur assiete par le bas sur les pierres avoir fendu le dos de l'autel pour passer la corde de la custode et replatrer le tout.
Tout ce qui précède fut réglé en 1479 et monta à la somme de 1179 fr. dont 664 livres, 3 s., 6 d. pour la dorure des côtés et de l'ange de la suspension (3).
Louis XI se trouvant le 24 octobre 1480 à Angers, offrit 30 écus pour l'œuvre de la châsse de S. Maurille (*).
Le 8 mars 1181, le chapitre donna 600 liv. pour les augmentations faites à la châsse depuis le 26 octobre 1479 jusqu'à ce jour (°).
C'était un travail interminable ; de 1483 à 1491 Prerre de Bourges apporta quatre grands et quatre petits piliers et es ars boutants, diverses statues de S. Maurice, de S. Étienne, de la Vierge et de S. Laurent. /ean Ogier livra de son côté quatorze statuettes, entr'autres celles de S. Gatien, de S. Benoît, de S. Jean-Baptiste et de Ste Barbe, pesant ensemble 27 marcs, 1 once; il fournit encore des clous d'argent appelés éoutonnets pour rivets des pièces d'argent doré pour mettre soudbs les ymaiges, cing dyadËmes pour les grandes ymaiges et les
I. Fab., I, 179. Ce clocher est toujours resté à l’état de projet.
2. C'étaient de simples pointes de fer, scellées sur le mur auquel l’autel était adossé : il y en avait cinq de chaque côté, qui portaient de grands cierges de cire jaune. hab: RD ITOo
4. Bib. d'Angers, ms. N° 577. Vie de Jean de Beauveau, note 38.