‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 180 sur 437 · Ibid., ms. 895, t. VI, p · texte numérisé non relu

Ibid., ms. 895, t. VI, p

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L'Ancien Œrésot. 169

Sons des ymaiges dorés appelés plates, différentes pièces pour la croisée, deux crestes d'argent Dour les deux croisées avec 140 chatons dorés et enfin Les grands crestes de ladite chässe avec des boutonnets et rivets, le tout pesant 103 marcs environ. |

Un troisième orfèvre fut adjoint aux précédents, Guzllaume Prieur, qui apporta au chapitre une image de saint Maurille en argent doré, du poids de 1 marc, 2 gros et quatre autres images d'argent (').

Ces détails peuvent donner une idée de la magnificence du travail.

Les Huguenots, dans leur pillage de l'église, en 1562, n'épargnèrent ni la châsse de S. Maurille, ni la suspension du Saint-Sacrement ; /ean Zillon remit plus tard quelques pièces de vermeil arrachées par ces misérables et montant à la somme de 15 marcs, 2 onces d'argent (*) : toutefois les dégâts ne furent que partiels.

€ Le 10 janvier 1699, la châsse fut descendue et déposée dans la sacristie. On eut du « mal à l'y faire entrer à cause de ses dimensions extraordinaires. Elle avait huit pieds de € long, trois pieds et demi de large et cinq pieds et demi ou plus de hauteur, sans parler « d'un soubassement de deux pieds et demi en cuivre doré, fait sous l'épiscopat de Mgr de € Beauveau ; on le coupa quelque temps après.

€ Après la reconstruction de l'autel (à la Romaine), Mgr de Pelletier fit élever la châsse € sur quatre grosses barres de fer, dont les deux premières sortaient du milieu des gradins, « les autres revêtues de cuivre en forme de colonnes étaient plantées sur le marchepied « qui regarde le chœur, en sorte que la châsse était élevée de 14 pieds, et comme elle tra- € versait le dessus de l'autel dudit Saint René, le prêtre qui y disait la messe était obligé { de passer entre les deux colonnes pour y monter (3). »

Mgr le Pelletier la fit descendre le 30 juillet 1703, poser provisoirement près du tombeau du roi Réné, puis sur quatre piliers de bois ouvragé au milieu du chœur au-dessus de la tombe de Guillaume de Beaumont.

Le pauvre autel à la Romaine n'était guère fait pour supporter une châsse aussi belle ; la piété diminuait sensiblement aussi, puis on voyait de près les dégâts commis par les Huguenots ; au total, on était assez embarrassé de la châsse (+).

Voici quelques détails écrits en 1703 (5): { On a reconnu que la châsse était toute couverte € d'une feuille d'argent doré, de l'épaisseur du dos d'un couteau assez fort, et que toutes « les parties figurant les corniches, les festons et tous les reliefs, sont d'argent solide, qu'il € y a même quelques pierreries assez considérables enchâssées sur le devant, dont la plus € grande partie est gravée et quelques-unes enchâssées dans l'or et particulièrement la € mitre de Saint Maurille, qui est sur le devant de la dite châsse, qui est toute d'or massif € et ornée de quelques petits rubis fins, de telle sorte que l'on croit que cette châsse a pu € coûter autrefois, à cause de la quantité de l'ouvrage, plus de 50, 000 I., mais elle a été €autrefois pillée par les huguenots. Il y a beaucoup de morceaux et de pyramides entières € et beaucoup d'ouvrages et figures en relief qui en ont été enlevés, de sorte que pour ne

EE I. Fab., p. 155 v° et p. 161.

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