‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 182 sur 437 · DESCRIPTION DE LA CHASSE DE S. MAURILLE AU X VE SIÈCLE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE LA CHASSE DE S. MAURILLE AU X VE SIÈCLE

Faute de dessin authentique, j'ai essayé d’en faire un en rapprochant les textes produits précédemment. .

Le plan était celui d'une église à trois nefs avec deux transepts formant la croix à la partie supérieure : au centre de la croisée devait s'élever un clocher, resté toujours à l'état de projet. C'était, aux transepts près, la disposition de la magnifique châsse de S. Germain des Prés, de Paris.

Le fronteau était la partie la plus riche et la mieux travaillée. Une large niche, analogue à un portail d'église, à plusieurs voussures, occupait la partie inférieure, correspondant à la grande nef. On voyait au milieu, sous une riche impériale ou dais, la statue d'or de saint Maurille bénissant et assis sur une chaire d'apparat ; il était entouré de six figurines d’apôtres. L’archivolte de la niche portait des bouquets de feuillages (des casques de feuilles d'ébine) ; à droite et à gauche, trois statuettes d'apôtres. Cette suite de 12 figures assez petites était en or et provenait du /ronfeau de la châsse du XIIIe siècle. Au-dessus brillait la croix d’or, si souvent mentionnée dès 1472 ; deux rangs de fenestrages à /a mosaïque, c'est-à-dire à compartiments flamboyants et meneaux nombreux, occupaient les quatre compartiments entre les bras de la croix. Deux grands pinacles supportés par des contreforts, accompagnaient le pignon ; ils étaient reliés par une balustrade ou galerie percée à jour. Le tympan du /ronfeau portait le couronnement de la sainte Vierge en bas-relief ; enfin des casques de feuilles d'épine bordaient les rampants du pignon.

1. N° du 21 sept. 1782. Effets à vendre... le support de la châsse décoré d’ornements dorés.

2. Archives de Maine-et-Loire. Conclusions du Chapitre de 1780 à 1785, p. 354.

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