‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 189 sur 437 · Fab., III, p · texte numérisé non relu

Fab., III, p

onograpbie De la cathédrale d'Angers.

« dite église, pour être présents à l'ouverture de la chasse d'argent doré, qui se conserve € dans la dite église, dans laquelle sont renfermées plusieurs saintes et religieuses reliques «et singulièrement le corps du glorieux saint Serenné, dont l'enveloppe est d'un gros taffe- {tas cramoisi, et nous estant approchés par l'ordre de mondit seigneur l'Evesque et des «dits sieurs doyen et chanoines du dit chappitre, nous avons aperceu et reconneu plusieurs € os du dit saint Serenné, desquels un a été présenté par monseigneur le grand doyen de « la dite église à monseigneur l’evesque, lequel nous l'a exposé pour le reconnaître spécia- {« lement, et l'ayant exactement observé, avons conjointement observé le dit os à nous « présenté être la meilleure partie d'une des vrayes costes du costé senextre, dont la € poictrine du glorieux saint Serrené était composée et après qu’un chacun lui eut rendu {ses respects avec une profonde vénération le dit seigneur evesque l’a mis dans une « petite liette en forme de coffret, garnie tant par dehors que par dedans qu'un brocard € barré de couleur rouge et blanc, ornées de tresses d’or et d'argent sur les bordures, et (le tout remis entre les mains de messire Robert Dodart, prestre, docteur en saincte théo- «logie et curé de la paroisse de Saint Serenné, au pays du Maine. Ce que nous certiffions {être véritable, comme estants présents et avons delivré la presente attestation, audit (sieur Dodart pour servir et valoir en temps et lieu ce que de raison. Fait audit Angers, «le quatrième jour du mois de mars mil six cens quatre vingt cinq », Hugues Denis, Bruzeau.

Le chapitre ouvrit la châsse le 24 septembre 1782 (*) pour en extraire des reliques, qu'il donna à l'église de Sablé, où elles sont encore vénérées aujourd'hui.

& Tenor litteræ in capsa sancti Serenedi depositæ.

€ Anno Domini millesimo septingentesimo octogesimo secundo, die vero martis vige- € sima quarta septembris. Nos, César Scipio de Villeneuve, decanus et canonicus Écclesiæ & Andegavensis nec non vicarius generalis, sede episcopali vacante, una cum venerabilibus « dominis Georgio Gabriele Guillelmo Louet scholastico et canonico ejusdem ecclesiæ & et vicario generali, sede episcopali vacante, et Renato Petro Cosnier, canoniao fabricio { ejusdem Ecclesiæ, aperuimus capsam sanctorum Serenedi, Sereneci, Felicis et Adaucti € et extraximus partem corporis sancti Serenedi, qnam dono dedimus, nomine capituli et { auctoritate ipsius, mediante conclusione, quæ legitur in registro die vigesima ejusdem & mensis et conclusimus dictam capsam in qua deposuimus hoc ad futuram memoriam... }»

La châsse de saint Sérené, ornée de fleurs, était portée chaque année par le gardereliques, les curés de Saint-Evroul, de Saint-Aignan et de Sainte-Croix et deux maires chapelains, qui se relevaient tour à tour à certaines processions (*). En revenant à la cathédrale, on la déposait devant la porte sur un brancard fort élevé, sous lequel défilait toute la procession. Le jour de l’Ascension, au moment où la châsse traversait la nef, on laissait tomber des fleurs de la voûte () par plusieurs petites ouvertures. Enfin, on la portait dans les processions extraordinaires en cas de calamités publiques ().

1. Archives de Maine et Loire, Série G. N° 272. Délibérations du chapitre 1782, p. 304.

2. La procession se rendait le jour des Rameaux à St-Michel du Tertre, le jour de S. Marc au Ronceray, le lundi des Rogations à St-Serge, le mardi à St-Aubin, et le mercredi à Lesvière. Enfin la châsse figurait à la procession de l'Ascension autour de la cité ; on l’exposait le jour de la St-Serené devant son autel dans la nef de la cathédrale, sur une table préparée à cet effet, et on la portait autour de la cité.

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