Ibid., n
L'Ancien Trésor. fo
(capsa) #ova cum corpore beati Serenati. En voici la description, d'après l'inventaire de [421 :
Cassa sancti Serenedi cooperta argento deaurato, in qua sunt VIT pomete, de quibus defficiunt duæ, ubt sunt plures reliquie, prout in martyrologio, cum quatuor evangelistrs, majestate et agno Det in uno buto, in alio buto imago viroinis gloriose, in duobus lateribus in floribus sunt XII apostoli.În superiori parte, sunt sex rondellr, in quorum quatuor sunt imagines angelorum et in duobus mediis imago sancti Serenedr Deum deprecantis. In dicta cassa sunt duo pillearia argentea et eget reparatione in pomis deficientibus et in alirs locrs. Sunt etiam in dicta cassa TA VIT laprides.
Cette châsse, presque semblable à celle de saint René, était ornée de sept pommes de métal. A l’une des extrémités, on voyait Notre-Seigneur bénissant (majestas) entre les évangélistes et accompagné de l'agneau ; à l’autre, l'image de la glorieuse Vierge Marie. Les statues des douze apôtres (in floribus), c'est-à-dire sur des plaques émaillées de fleurs
ou simplement estampées, garnissaient les côtés. Enfin, six médaillons, dont quatre occu-
pés par des anges, et les deux du milieu par une image de $S. Sérené en prière, tapissaient les versants de la toiture. Les deux piliers d'argent, dont il est question, ne sont pas désignés assez clairement pour qu'on puisse s’en faire une idée exacte.Cent quatre-vingt-six pierres étaient semées sur cette belle pièce d'orfévrerie.
Quelques réparations y furent faites par Æaou/ Saillart en 1417 et par Guillaume Denys, orfèvre, en 1418 (*).
Tout d'abord conservée dans l'armarium du chœur, cette châsse fut gardée un certain temps dans la sacristie, puis placée en 1440 sur le retable de l'autel de Saint-René, du côté de l'Évangile (‘). Elle eut certainement à souffrir du pillage de l’église par les huguenots en 1562. Ce fut sans doute après cet événement que le devant de la châsse fut renouvelé, car à la fin du XVIIIe siècle on y voyait we fioure en vermeil de S. Serené. Après la démolition de l'autel Saint-René, la châsse fut posée en 1701 sur une console de fer scellée du côté de l'Épitre contre l’un des piliers du transept. Le chapitre la fit enlever en 1783 pour poser les boiseries ; quelques années après elle disparut dans le creuset de la Nation.
Gabriel Bouvery, évêque d'Angers, visita en 1551 les reliques de saint Sérené et trouva dans la châsse les chefs de S. Adaucte et de S. Félix (5).
Mgr Henri Arnaud renouvela cette cérémonie le 4 mai 1683 (+).
Voici le procès-verbal :
€ Nous, soussignés, Pierre Bruzeau et Hugues Denis, maistres chirurgiens, anciens pré- € vots, gardes et jurés d'Angers, certifions à qui il appartiendra que cejourd’hui, à quatre {heures après midi, avons été requis de la part de monseigneur l’illustrissime et reverendis- € sime Henry Arnaud, evesque d'Angers, et de messieurs les vénérables doyen et chanoi- {nes du chappitre de l’église cathédrale d'Angers, de nous transporter en la sacristie de la
I. Fab. I. Comptes de 1416-1418. Pro reparando duas pometas, tam pro cupro quam pro doratura XXX s.