XII: ou XITI° siècle
Lehoreau désigne sous le nom de Vraie Croix frisée à cause des filigranes dont il était couvert, le plus important reliquaire de la Vraie Croix, offert à la vénération des fidèles. C'était une croix d’or à double traverse, d'un pied et demi de hauteur, garnie de pierres fines et pesant deux marcs ; elle était fixée sur un piédestal d'argent doré du poids de deux marcs et demi, sur lequel était gravée l'inscription suivante (*°) : 7x Lac cruce includuntur reliquie lion: veræ el sanctæ Crucis, cingulr et veslimentum S® Marie, Virginis, Sancti Sylvestri, ossium SÙ Chrisosont, SÙ Dyonisii, SU Andree, S® Barbare, St Petri et Paul, S® Marie Magdalenz, SÙ Laurentir et plurimorun aliorum sanctorum.
L'inventaire de 1421 la décrit ainsi: Z/em una alia crux de auro reliquiis plena, in qua sunt VI**II lapides, de quibus defficiunt quinque lapides ad duphlicem crucem et ad pedem. L'inventaire de 1495 ajoute ces détails :... 2% 6rachis crucis apparent fplures reliquie el in medio utriusque ex una parte apparent de reliquiis sanctæ Crucis.
On la plaçait sur le maitre-autel le jour de l'Invention de la Sainte Croix pendant la grand'messe ; on la portait aussi à la station le même jour et les dimanches de la Passion et des Rameaux. |
Le sieur Æardye, orfèvre du chapitre, fit, en 1767, pour la somme de 102 livres, un piédestal neuf en argent, du poids de 2 marcs, 2 gros, pour supporter cette croix (:), dont l'origine est inconnue : on peut cependant sans témérité la faire remonter au XIIe ou
XIIIe siècle.