Lehoreau, t. I, p
MONOGR. DE LA CATH. D ANGERS. 2ÿ
222 gponographie de la cathédrale d'Angers.
In mensa superioridictimagoris allaris primus butus a parte dextera denudatus est argento. — Îtem in quodam angelo defficit caput et pectus ut in precedentr inventario.— Îlem in ymagine cujusdam episcopi defficiebant manus cum baculo pastorali quas reddit Varruau. — Îtem in apostolo seguentr defficiunt quatuor pecie argentr circa bordaturam. — In ymagine sancti Jacobi que est VI in ordine ut ab antiquo defficiebat baculus cujus Varruau reddidit partem et alia pars adhuc defhcit. — In ymagine sancti Paulr defficit, ut ab antiquo, ensis. — In ymagine magestatis defficit Liber aut mundus seu aliud per manum contentum. — In ymagine sancti Petri defficit, ut ab antiquo, clavis. — In ymagine sancti Bertholomei defhicit culellus, ut ab antiquo. — In buto dicte mense in ymagine sancti Renatr defficiunt, ut ab antiquo, manus, baculus pastoralis et coopertura a pectore usque ad pedes. — In dicto buto defficit angelus unus. — Îlem in buto dicte mensæe superioris dejficit tota coopertura argentea. — Îlem deffictut in dicta mensa superiort X 1111 lapides vel circa.
On remarquera dans cette énumération deux anges endommagés {2x quodam angelo....… angelus unus...» Je me les figure au-dessus des arcades et d'une importance relative, car on ne met pas l'expression y4g0 angeli; elle semble réservée aux statues principales de Notre-Seigneur (y#ago majestatis), des apôtres, de S. René et de l’autre évêque.
Ce retable ne paraissait presque point, parce qu'il était couvert pour l'ordinaire de pentes ou parements d’étoffe, entre lesquels ceux qui servaient aux grandes fêtes étaient de drap d’or très riche et de broderies très précieuses (°).
En 1699, Mgr Le Pelletier fit démolir l'autel pour le mettre à la Romaine. Le nouvel étant double, le côté du chœur fut dédié à S. René; on utilisa la table de vermeil de Normand de Doué pour en décorer le devant.
Ce genre de transformation était fréquent : on fit de même pour la table de vermeil donnée à Saint-Germain-des-Prés, à Paris, en 1406, par l’abbé Guillaume ; on l’encadra d’une bordure en bronze doré pour en faire le devant d’autel en 1683.
Après la consécration de l'autel à baldaquin en 1759, la table de Normand de Doué fut vendue pour aider à la construction des nouvelles stalles.