LAMPES D'ARGENT
XIIIe siècle.
L'inventaire de 1279 enregistre quatre bassins d'argent, qu’on suspendait les jours de fête devant l'autel pour mettre des cierges : Z{em: quatuor bacinos de argento, qui ponuntur ante majus allare in magnis festivitatibus pro quatuor cereis. Ils pesaient X11 marcs 111 onces. C'étaient de véritables lampes avec chafneites et chaperons, pendant devant l'autel À UNG RASTEAU.
Chacun sait combien on s'était ingénié au moyen âge pour donner un grand éclat au luminaire. Quelques églises possédaient des couronnes de lumière, d'autres des frefs ou poutres richement décorées et couvertes de cierges ; d’autres enfin des r@/{eaux portés par deux colonnes ou pendus par des chaines. Tel était l’usage à la cathédrale d'Angers.
Guillaume Fournier donna un cAandelier d'argent à six branches pour pendre devant l'autel, pesant 34 marcs, des branches duquel on fit faire de petits bassins pour mettre des cierges le 16 janvier 1487.
Le rasteau, auquel étaient fixés les bassins en question et qui supportait les quatre lampes d'argent mentionnées plus haut, est connu dans les manuscrits du XVIIe siècle sous le nom de #randelle. Cet appareil fondu par Chevalier coûte 30 fr. le 17 juillet 1516.
€« Tout le long de la balustrade du sanctuaire était suspendue une grande machine de € cuivre ouvragé de la longueur presque traversante le dit espace, suspendue en l'air en forme € de fléau de balance, le long de laquelle on est accoutunié d'attacher, avec des chaînes, des «chandeliers en forme de balance … (')».
Le samedi 10 janvier 1699, nous dit Lehoreau dans son journal du changement du chœur, on descendit la brandelle de cuivre sur laquelle on mettait six cierges jaunes qu'on allunaïit seulement aux trois grandes heures des fêtes à cing chapes et aux saluts du soir. À cette brandelle étaient attachés quatre espèces de lamperons d'argent dans les quels on mettait quatre cierges pareils aux susdits qu'on allumait de même.
Il est difficile, d'après le grossier dessin joint à cette description, de se faire une idée de cet appareil. Trois chaînes de fer l’attachaient à la voûte. On voit encore un luminaire de ce genre, portant trois cierges, en fer repoussé et doré du XVIIIe siècle et d’un fort beau travail, dans le chœur de la cathédrale de Tours.
Brandelle et cierges furent supprimés; les /amperons furent vendus ; on en fit #x lampié, un bénitier el deux grands chandeliers ; avec autre argenterie (°).
Le samedi, veille de la Pentecôte, 3 juin 1702, on attache la lampe d'argent, ex forme exagone, dans le sanctuaire, en laquelle on mit le cierge ardent de cire jaune (:). Cette lampe fut refaite en 1772 : le chapitre paya 1018 fr. pour le métal ajouté à celui de l’ancienne lampe (+). |
Outre cette lampe, suspendue devant le maître-autel, il y en avait une petite près de l'autel saint Louis (°). Le sacristain était tenu de l'entretenir tous les matins pour qu'on pût y allumer les cierges des messes particulières sans entrer dans le chœur (1757).