CHANDELIERS D'AUTEL
Jusqu'au XVIII° siècle, il n’y eut point de chandeliers proprement dits sur l'autel. Il y avait seulement, sur le mur servant de retable et auquel était appuyée la table d'argent de Normand de Doué, dix pointes de fer scellées, sur lesquelles on mettait autant de grands cierges. Cette disposition du luminaire n’a jamais été modifiée entre le milieu du XV siècle, époque de la construction de l'autel, et 1699, date de sa démolition.
Le grand ouvrage d'Æefner-Alteneck (Trachten, etc., t. II, p. 119) donne un curieux spécimen de pointe de cuivre, sortant d'un cône tronqué, émaillé, pour porter un cierge : bien qu'il fût beaucoup plus riche que les dix pointes de fer de l'ancien autel, cet appareil présentait la même disposition.
Il y avait en outre évidemment d'autres chandeliers d'argent ou de vermeil, entre autres les guatre qu'on mettait sur l'autel, en plus du luminaire ordinaire, entre les reliques, les instruments de paix et les bassins aux fêtes à cinq chapes. En 1700, après la consécration de l'autel à la Romaine, on plaça six chandeliers à demeure sur le gradin de l'autel ; je n'en ai trouvé aucune description, ni de ceux mis plus tard sur l'autel à baldaquin, par suite de la disparition du tome IÏI des manuscrits de la Fabrique.