‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 304 sur 437 · bid. Conclusions du chapitre de 1765 à 1775, p · texte numérisé non relu

bid. Conclusions du chapitre de 1765 à 1775, p

3. On prétendait, au moyen âge, dit M. Didron (Annales archéologiques, t. XI, p. 259) que l’autruche pondait un œuf où le petit serait demeuré éternellement emprisonné, si la mère n’était venue en briser la coquille avec du sang délayé dans du miel. Au contact de ce sang, l'œuf se brisait et le jeune oiseau s’échappait à tire d’ailes. Ainsi le Christ, par son propre sang, brisa la pierre du tombeau. |

M. l'abbé Vincelot (Les noms des oiseaux, pp. 47 et 48) dit que ces œufs annonçaient la royauté de JÉSUS-CHRIST, le commencement de son règne fondé sur sa résurrection. L’œuf d’autruche avait paru symboliser plus que tout autre la résurrection spontanée de JÉSUS-CHRIST, puisque abandonné à lui-même, il éclot sous l'influence seule du climat brûlant du désert.

La cathédrale de Langres en possédait deux: € À ceste même perche (traversant la largeur du chœur, chargée de « cierges, qu’on a ostée depuis quelques années) estoit aussi attaché un œuf d’autruche, dont la parfaite rondeur « représentoit la perfection de la vie canoniale. Il a esté donné par Hugues de Rochecorbon, LXVII® évesque de « Langres, mort à Damiette le 13 avril 1250, ayant suivi saint Louis en ses voyages d'outre-mer. Il y a encore un « semblable œuf soubzle jubé, devant l’image de marbre blanc de la sainte Vierge. L'autruche qui cache et oublie ses « œufs dans le sable, figure aussi la malice du pécheur ÿ,

4. Archives de Maine et Loire. G. 385. C“ de Fabrique 1761 à 1762.

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