‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 338 sur 437 · NS PR TRS PT TS SERRE, RASE IRAN RE RS · texte numérisé non relu

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FRARFFANTE RAA ENTER EE À PE RP PER PE PRÉPA Première Partie. — Les Archives.

EE PRÈS avoir souvent dans les chapitres précédents blâmé le vandalisme des Is y Étéient les premiers intéressés : c'était d'ailleurs une impérieuse nécessité. Les titres de toute espèce (fondations de rentes ou d'’anniversaires, inventaires, marchés, comptes, délibérations, etc.) étaient tellement nombreux, s’accumulant chaque année, que sans un ordre parfait, il eût été impossible de s'y reconnaître.

On ne saurait se faire une idée dans l'état actuel des choses, de la complication des comptes jusqu’à la Révolution.

Le document suivant, extrait des « Défenses du chapitre contre l'évêque Gabriel Bouvery au sujet des Félages, » est trop intéressant, pour que je n'en donne pas ici un extrait : il nous fait connaître l'organisation des cinq Bourses de l'Église en 1565 (').

. Dient davantage les dits deffendeurs qu'il y a cing receptes ou bourses, en quoi consiste le revenu d'icelle ée lise :

1. LA GRAND BOURSE, qut s'employe aux distributions quotidiennes des doyen, chanoines, mayres corbellers, corbelliers, maires chappelains, maistre de psallette, enffans de chœur, psalteurs qui assistent tous les jours et à toutes les heures au service divin. Es dites distribulions ny participent en rien les chappelains (au nombre de cent ou cent vingt), 4es clercs où choreaulx (clercs des chanoines, vulgairement appelés choraux, & choro).

2. LA BOURSE DU PAIN, gui se distribue comme la précédente et n'y preignent les dits chap- Pelains, coreaulx des dits chanoines ni autres, fors l'évêque, quand 1l est en la ville en son Pallais ou en son lieu de Eventard, distant de la ville d'Angers de demy-lieue et lors 1cy se distribue le pain du chappitre.

3. LA BOURSE DES MESssEs D'APRÈS MATINES, qu se distribue comme les précédentes.

4. LA BouRrSE DE LA FABRIQUE, dont les deniers el revenus s'emploient entièrement pour les réparations, ornements et luminaire de la dite église.

5. LA BOURSE DES ANNIVERSAIRES, commune entre tous ceux qui assistent au service divin des fondations tant aux festes solennelles qu'aux Anniversaires el autres services. Son revenu Se divise moitié pour les doyen et chanoynes et l'aultre moitié pour les dits maires-corbelliers, corbellers et maires chappelains, chappelains ordinaires et clercs dessus nommez.

De temps à autre, le chapitre fit ranger les titres dans ses armoires. La première opération de ce genre remonte au 16 sept. 1437 ; elle fut confiée à deux chanoines.

Le 9 février 1506, François Jolivet et Ambroise Gouraud dressèrent un inventaire : ils reçurent 200 livres et en outre vingt livres de gratification (°).

1. Archives départementales. Série G. N° 332, fol. 104 et 105.

2. Bib. d'Angers, Ms. n° 658, p. 454. Cette somme représenterait à présent (en 1767) 2000 livres : il n’y avait pas alors la moitié des papiers qu’il y a auiourd’hui 1767 (Arch. Dép. Série G, 277).

258 aBonographie de la cathédrale d'Angers.

L'abbé Brossier, secrétaire du chapitre, recommença ce travail en 1734, suivant l'ordre des fenêtres (compartiments des armoires) et des capselles : on le lui paya près de 2000 livres ('). « J'ai arrangé, écrit-il, Zes titres de la Fabrique, de manière que tout ce qui regarde les choses saintes, les reliques, les vases sacrés, les ornements, etc. est compris dans Les deux premiers volumes. Ce qui concerne les batiments de l'église, des cloîtres, des clochers, leur entretien et celui du luminaire est compris dans les volumes 111, IV’ et V de la Fabrique. Enfin, les volumes VIT et VIT concernent le temporel, revenus el charges. »

Les quatre premiers existent encore ; mais le Ve (Pièces des XVIIe et XVIIIesiècles, Inventaire des ornements de 1788, etc.) est perdu. Les VI® et VIT* sont conservés aux Archives départementales, sous les numéros 378 et 379 de la série G.

Un dernier inventaire entrepris en 1761, fut achevé neuf ans plus tard : on lit à ce sujet en tête du Répertoire général (*): € L'auteur, Louis Michel Thorode, licencié en droit, archiviste, notaire honoraire el échevin de la ville, fit le classement en exécution du traité du 17 juin 1760, à raison de six livres par jour, plus 2176 livres pour l'ameublement de la chambre des archives. Le travail, commencé le 1Q nov. 17067, terminé le 24 juin 1770, occupa 1767 journées, revenant à 10,602 francs. Le papier employé el la reliure de 383 volumes el autres menues dépenses coütèrent 1392 livres, 10 sous. La mise en élal du Chartrier et des armoires 1541 livres. En tout 13,754 livres.

Le 20 juillet 1770, le chapitre décida que les titres ne seraient pas communiqués même à un chanoine, sans l'autorisation de l'assemblée. Le 30 août suivant, ordre fut donné de relier en volumes les titres formés ou retrouvés depuis l’arrangement du chartrier, fini cette même année (:).

Le chapitre avait un feudiste, nommé Cloquet, en 1778, qui reçut 1494 livres pour ses travaux de l’année (+).

Le 3 nov. 1787, quelques titres anciens furent communiqués à Dom Vielleville, bénédictin, auteur du Traité sur la Noblesse (°).

La majeure partie des titres du chartrier, comprenant 93 registres, 160 volumes, 68 cartons et 4 cahiers, se trouve aux Archives départementales. En outre, quelques volumes appartiennent à la Fabrique de la cathédrale et d'autres en plus grand nombre à la Bibliothèque d'Angers.

L'énumération des premiers m'entraînerait trop loin ; on en trouve l'analyse dans l'inventaire des Archives départementales, dressé par M. Port (Série G. N° 260 à 612). Je décrirai sommairement les manuscrits conservés à la bibliothèque d'Angers et plus en détail ceux qui ont été dispersés au loin et qui sont par suite moins connus.

Malgré la perte des Cartulaires, du livre du Chantre, de la Jurande, des Choses niémorables de l'Eslise d'Angers et de tant de manuscrits précieux, nous sommes trop heureux d'avoir conservé le livre de Guillaume le Maire, les Reristres de la Fabrique (moins le VE), plusieurs volumes des délibérations du Chapitre, des Comptes de la grande Bourse et de la

1. Archives départementales, Série G. n° 277. 2. Ibidem, Série G, n° 260.

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