Archives de la Maïrie, D
Archives et Livres. 289
au chapitre un exemplaire gratuit de la part de l'évêque. Beaucoup de passages de la vie de saint Maurice et de saint René furent retranchés (').
1737. — Nouvelle.édition en quatre volumes par Jean Delespine, de Paris, sous Mgr de Vaugiraud, -
1824. — Mgr Montault renouvelle le bréviaire ; il est imprimé à Angers en 1824 par M. Pauvre.
1823. — Une dernière édition fut faite en 1828 par M. Masme, à Angers. L'artiste a tenu compte de la différence de hauteur, qui existait alors entre les deux flèches de la cathédrale dans la gravure du commencement.
1850. — Bréviaire in-8°, chez l’afar, à Rennes.
Actuellement on se sert du Bréviaire Romain, avec propre, rédigé par le chanoine
Lamoureux. (B. M.) GRADUELS.
Le 12° Canon du Concile d'Angers de 1583 «ut Missalia, Breviarta, Gradualia atque alit libriad divinum cullum necessarii exacte emendentur ÿ peut faire supposer qu'il y eut un graduel imprimé peu de temps après. Lehoreau dit qu'il n'y en avait point eu depuis deux
cents ans et que chacun les copiait à la main.
1702. — Mgr Michel Le Peletier commanda un graduel Angevin, chez la veuve Aurz/; il faisait, dit Lehoreau, une diversité étrange avec l’ancien missel de 1644.
1806. — Graduel portatif ou abréré du grand graduel, chez la veuve Pauvre, à Angers.
1817. — Graduel imprimé par Pavte.
1827. — Graduel édité par Mame.
1858. — Graduel Romain avec le propre du diocèse d'Angers, chez Vafar, à Rennes. ANTIPHONAIRES.
Le Musée Diocésain possède quelques pages d'un Antiphonaire, imprimé sur papier en lettres gothiques noires et rouges, découvertes par Mgr Barbier de Montault en 1858 dans la sacristie de Lasse.
1719. — € Après la mort de Mgr Le Peletier, écrit Lehoreau (°), le clergé, voyant que la dépense faite pour le Graduel en 1702 serait inutile, si on ne pensait à la composition d'un Missel, d'un Antiphonaire, d'un Psautier et d'un Lectionnaire, fit constituer par M. Poncet les personnes les plus éclairées pour travailler à cet ouvrage. Autrefois, l'office se faisait dans les paroisses suivant le caprice des curés. Même à la cathédrale, les livres en parchemin étaient si gâtés, si vilains, si noirs, si corrigés, si difficiles à lire à cause des lettres gothiques et des abréviations, qu’il fallait avoir blanchi sous le joug du lutrin, pour s’en bien
servir. Un Antiphonaire fut imprimé, en 1719, chez la veuve Avrz/. Les livres coûtèrent au clergé plus de 60,000 livres. Il aurait été bien plus à propos de faire cette dépense en 1663 qu'il fit imprimer un Processionnal, puisqu'il y a plus de 200 ans qu'il n’y a eu d'Antifhonaïre et de Graduel en Anjou, comme à présent, chacun les copiant à la main sur parche-
min sur les anciens gothiques. »