TRAITÉS DE CHANT
1646. — De recta ratiône psallendi Liber. Auctore Jacobo Eveillon, presbytero. Ecclesiæ Andegavensis canonico, Flexiæ, apud Gervasium Laboe. (Bibliothèque du Mis de Vil-
loutreys.) 1860. — Méthode élémentaire et pratique du Plain-Chant (*), approuvée par Mgr l'évé-
que d'Angers. — Angers, Parassé.
1883. — Méthode théorique et pratique du Plain-Chant, par l'abbé Tardif. — Angers, Germain et Grassin.
1886. — Æssari sur le Rythme en général et ses principales applications au chant, par l'abbé Tardif. — Angers, Germain et Grassin.
Avant la Révolution, /a maison des Décimes, située en face du Grand Arychidiaconé, sur la place de terre, près du parvis Saint-Maurice, servait de dépôt général pour tous les livres nécessaires au service divin. Là se trouvaient ex feurlles les éditions entières des Conférences du diocèse, les Bréviaires, Graduels, Missels, Processionaux, Antiphonatres, etc. nécessaires aux différentes églises (:)... Tout cela fut sans doute brûlé ou vendu pour faire des cornets.
Après le rétablissement du Culte, les différents éditeurs reçurent des évêques le dépôt des livres lituryiques, dont ils jouissent encore dans certaines conditions.
Depuis l'adoption de la Liturgie romaine, sous l'épiscopat de Mgr Angebault, en 1857, on s'est contenté d'ajouter le propre du diocèse au Missel, au Bréviaire Romain, etc. imprimé ici ou là. Le chant en usage dans le diocèse de Rennes a été adopté dans celui d'Angers. Il n'y a plus, par conséquent, comme auparavant, de livres liturgiques, imprimés en entier à l'usage d'Angers.
1. Bibliothèque d'Angers Ms. 656 (Cérémonial). 2. Le Décret de Rome est du 19 juin 1857.
3. Lettre de Chivaille, chanoine et secrétaire de l'évêché, aux Administrateurs du département de Maine-et-Loire
datée du 25 août 1790. Bibliothèque d'Angers. Ms. N° 1037. Bureau du Pren Public.
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Frontispice du Diurnal d'Angers, sous Mgr de Grasse.
Frontispice du Rituel d'Angers. 1676.
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& JOMPARÉ au Luminaire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Paris (°), | ou de l'église de Notre-Dame de Tournay (‘), celui de notre cathédrale était autrefois assez modeste. On n'y voyait en effet ni « es roues de fer, portant
Rs) cent cierges chacune » de Notre-Dame de Paris (5), ni des couronnes de lumière analogues à celles des églises de Bayeux (‘), d'Hildesheim (5), d’Aix-la-Chapelle (), de Saint-Remi de Reims (’), de Tournay (*), de la Sainte-Chapelle de Bourges (°),
1. Histoire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, par Dom Jacques Bouillart, 1724. Appendice, p. 154 : € In festo sancti Andreæ ad matutinas accenditur ro/a. XXITII lampades à principio matutinarum usque ad finem } — p. 155 : € In festo sancti Vincenti, omnis o/a et duodecim lampades /ampadarit accendentur. In circuitu chori accendentur sexaginta cerei... }
2. Histoire de Tournai, par Jean Cousin, 1620, p. 169. Le luminaire de cette église, particulièrement aux grandes solennités, apporte un grand contentement et Joye spirituelle. Il consiste : 1° en 12 belles couronnes d'airain..… 2° ès cierges devant les images presque par toute l’église ; 3° en cinq, sept ou neuf gros cierges, selon la solennité du jour, ardans au chœur, sur autant de grands chandeliers qu’on plante devant le grand autel : en vingt-cinq cierges rangés sur une poultre derrière le dit autel et en quarante six autres, qu'on allume par dessus le chapiteau des sièges des chanoines et des chapelains ; item en trois cierges dans trois bassins d'argent devant le S. Sacrement et trois autres devant le Crucifix par-dessus le jubé ; en vingt trois candélabres de cuivre qui environnent l'autel de Notre-Dame, puis en cinq qui sont vis-à vis le même autel contre le clocher de la paroisse et en treize autres au candélabre de l’autel saint-André et douze autres au jubé. Qui font plus de 390 cierges (sans comprendre les lampes ni cierges, qui sont sur tous les autels) des quelsles plus grands pèsent huit livres et les plus petits une livre hormis ceux de dessus les sièges du chœur,
qui sont chacun de demy-livre.
3. Antiquités de Paris, par Jacques du Breil, 1612, p. 41. En 1248, le chapitre ordonne que les deux grandes roues de
fer suspendues à la voûte, contenant chacune cent cierges, seront allumées le jour de la Purification Notre-Dame.
4. Histoire sommaire de la ville de Bayeux, par Béziers, 1783,.p. 39. Odon de Conteville, évêque de 1049 à 1077, donna une couronne de cuivre doré, couverte de lames d’argent, attachée à une chaîne de fer dans la Nef, vis-à-vis le Crucifix. Cette couronne avait 16 pieds de haut. Elle était ornée d’autres couronnes en forme de tours et occupait toute la largeur de la nef... Elle fut volée par les protestants en 1562.
5. Abécédaire d'Archéologie, par de Caumont, p. 245. Deux couronnes furent données par l’évêque Hézilon (1014-1054) l’une de 36 lumières pour le chœur, l’autre de 72 cierges pour la nef : elles existent encore.
6. Archéologie chrétienne, par l'abbé Reusens, T. I, p. 485. La couronne donnée par l'empereur Frédéric Barberousse
a 8 mètres de circonférence, 48 cierges et 16 tourelles.
7. Les Trésors des églises de Reims, par Tarbé, 1843, p. 214.
8. Histoire de Tournai, par Jean Cousin, 1620, p. 395. Pierre Cotrel (mort en 1545) offrit à la cathédrale 12 couronnes de cuivre avec douze cierges à chacune des 11 pendant parmi l’église, scavoir 3 dans le chœur, 3 au circuit du chœur, 3 à la nef et 2 à la croisée avec la 12° pendant devant le crucifix, laquelle est triple et très belle à voir, car elle a trente-six cierges, savoir est 16 à la couronne d'en bas, 12 à celle du milieu et 9 à celle d’en haut.
9. Histoire du Berri, par Jean Chaumeau, Lyon, 1566, p. 230. « Ung grand chandelier de cuyvre, en forme de couronne a yant soixante pieds de tour, garni de moullures par dessus et par dessoubz, entre les quelles ya une frize faite de 40 pièces carrées et un peu resfléchies (bombées) pour subvenir à la rotondité. En chacune pièce y a un rond garni tout autour de denteliz, et percé à jour, au milieu du quel sont posées 4 fleurs de liz, comme celles de France, bien proportionnées. Les quelles pièces sont attachées par dessus et par dessoubz à 2 gros cercles de fer ; et par les côtés sont justement jointes à de gros barreaux de fer bien limés et polis. Par dessus la jointure des dites pièces, y a un petit pilier de
cuy vre de forme carrée et moderne, qu'on appelle piher à fiole : au pied du quel il y a un petit cerf, saillant dudit pilier, jusques à la moitié du corps, garni de ses cornes ; et sur icelles un petit ours, tenant une banderole figurant les armes de Berry. Au-dessous de chascune pièce carrée, saillant d’un pied et demi du dit rond, deux branches de liz, garnies de plusieurs fleurs et rejetons bien contournés ; chacune des dites branches sert d’un chandelier à mettre un cierge et par: dessus, chacune des dites pièces est encore munie de deux fleurs de liz fleuronnées à la facon de celles de Florence, d’un pied de haut ou plus, entre les deux fleurs de lys y a un petit chandelier à mettre cierge ; tous les quels chandeliers remplis tiennent lieu et place de CLX cierges. Et est toute icelle couronne cloüée et attachée à viz, en sorte que si on veuticelle nettoyer et polir, les ouvriers. la peuvent mettre toute par pièces et les rassembler de rechef. Elle est suspen due avec 16 grosses cheines de fer, quarrées, qui sont mises deux à deux à un gros crochet, attaché au bout d’une
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de Toul ©) ou de Cambrai (°), ni des arbres en cuivre, couverts de fleurs et 7e cierges, comme à Notre-Dame d'Amiens (:), ni les gigantesques candélabres de Milan (*), ou de Saint-Remi de Reims (‘), ni des carrées en cuivre, comme à Saint Pierre ou à Saint- Sauveur de Rennes ().
Malgré cela, liturgistes et archéologues trouveront ici, je l'espère, quelques détails intéressants.