‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 381 sur 437 · DE L'ORIGINE JUSQU'EN · texte numérisé non relu

DE L'ORIGINE JUSQU'EN

Le plus ancien document concernant le /xrinaire, considéré de tout temps comme un objet important, remonte au VITI° siècle. C'est une charte de Charlemagne, qui figurait au fr du Cartulaire Notr, aujourd'hui détruit. Thorode en donne une copie inexacte, corrigée et complétée à l’aide de la version de la Ga//ia Christiana par M. l'abbé Longin, dans son excellente réimpression de la Mofice de la ville d Angers (). L'empereur rappelle en 770 le don fait par ses prédécesseurs du petit monastère de Saint- Étienne € ad 1psius lumen ecclesie sancti Mauritis ÿ et y ajoute sur la demande de l'évêque Mauriole certaines faveurs et exemptions fiscales « 2% luminaribus sancti Mauricit gloriosi martyris... »

Un titre du 29 juin 1099 nous fait connaître l'origine des cierges, distribués le jour de

la Purification. Après le don de l'autel du crucifix fait au chapitre par le trésorier Geoffroy

de Mayenne, et l'élévation à l'épiscopat de ce même personnage, Eudes lui succéda dans la dignité de trésorier. Celui-ci commença par contester le don de son prédécesseur et finit par se départir de sa prétention. Toutefois, les chanoines lui accordèrent de jouir de la dite paroisse {ant qu'il serait trésorier, à charge de payer annuellement sept livres dix sols et une /zvre de cire à chacun jour de la pentecoste... Toutes les candelles prove. nant du revenu du crucifix depuis la férie d'Angers (feria Andegavensis) jusqu'au carême devaient être remises au cellerier pour le /xrnaire d'u réfectoire, excepté celles qui étaient

autre fort grosse chaine de fer suspendue par dessus le cerveau de la voûte is la dite Sainte-Chapelle.. > C'était un don du fondateur Jean, duc de Berry.

1. Cérémonies de PÉsglise, par Dom Claude de Vert, 1720. T. IV, p. 160. Le candélabre de Toul a 96 branches ; il ya à côté de lui un pilier en cuivre et au haut une lanterne, où se met un enfant de chœur pour allumer le chandelier, qu'il fait tourner devant lui. On monte à cette lanterne par une échelle.

2. istoire artistique de la cathétrale de Cambrai, par Houdoy, p. 202. Louis XI offrit à Notre-Dame de Cambrai une couronne de lumière en fer et en argent.

3. Dictionnaire d'architecture, de Viollet-le-Duc, t. II, p. 53. — Ziturvie sacrée, par Bocquillon, p. 80. Il y avait en plusieurs églises, entre autres chandeliers, une grande machine en forme d'arbre qui sortait d’un tronc garni de feuilles et de fleurs ou de fruits et de petites gondoles ou soucoupes, propres à soutenir des cierges ou des lampes. Cette multitude de lumières faisait un bel effet. Dans les églises riches ce chandelier, nommé arbre, à cause de sa figure, était de cuivre ou d'autre métal; mais dans les paroisses de la campagne, il n’était que de bois, les feuilles et les fruits étaient ordinairement de cire peinte, qu’on renouvelait de temps en temps. Depuis vingt ou trente ans, (l'auteur écrivait en 1701) ces vieux arôres ont excité le zèle des jeunes curés. Ils les ont bannis de l’église comme un objet profane ; mais en récompense, ils ont mis des chandeliers et des cierges sur leurs grands autels, où l’on n’en avait pas vus avant eux et qui s’en seraient fort bien passés.

4. Annales archéologiques, de Didron, t. XIII, p. 5, 177, et 263. — T. XIV, p. 30, 340, p. 351, etc.

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