‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 39 sur 437 · VESTIMENTA PONTIFICALIA PRO EPISCOPO, QUANDO CELEBRAT · texte numérisé non relu

VESTIMENTA PONTIFICALIA PRO EPISCOPO, QUANDO CELEBRAT

Jl ne s’agit ici ni de chapes, ni de chasubles: quand l’évêque officiait, il se servait soit des siennes, qu'il faisait apporter de l'évêché, soit de celles de la fabrique, déjà décrites. Ce chapitre, qu'on rencontre pour la première fois dans l'inventaire de 1467, comprend les offertoria, les dalmatiques, les mitres, les gants, les ceintures et les sandales. On n'y voit nulle part le superhummerale en usage dans certaines cathédrales.

L'offcrtortum était une pièce d'étoffe qu'on mettait (ante Episcopum, dum est in pontificalibus) sur le devant de la chasuble et qu'on a nommée depuis le XVIIIesiècle grémial.

1207. — Îiem decem offertoria pulchra et bona, exceptis pravis et disultis (Non fuerunt reperta, quia consumpta sunt 14138).

1418. — Z{em duo offertoria nova, multum pulchra, que dedit Alienor de Pano, uxor Jo. de Podio.— Lien unum aliud offertorium emptum ab executoribus domint PB. guondam scolastici (Pierre Bertrand (1363), depuis évêque d'Autun). — Zfem quoddam aliud offertorium in oris deauratis, quod dedit dominus ]. Milos.

1421. — fem duo offertoria, que dedit magister Bouchez.

1438. — Après la mort de l'évêque Hardouin de Bueil, on remet au chapitre zrum offertorium de bograno albo.

1467. — Sex lintheamina de serico, que deserviunt ante episcopum, dum est in pontificalibus el vocantur OFFERTORIA (1595).

1505. — Zécin duo alia lintheamnina, quorum unuim datum fuit per dominum ...... ex bonis deffunctæ Regine Angle ex serico albo, cum frangçiis nioris ; aliud'ex serico niero barrato diversis coloribus, datum per dejfunctum magistrum Germanum Colin, capellannum (1595).

1539. — Jlem una petia pannt de tafetas albt continens deux laises sinul sutas (1595).

Voici ce que dit Lehoreau au commencement du XVIIIE siècle, à propos de l’offerte et du grémial (°) :

{ En arrivant à l'autel après le Credo (des grand'messes pontificales), l'évêque ayant € fait une génuflexion, s’'assied sur un fauteuil préparé par un valet de chambre au milieu « de la dernière marche au bas du grand autel, la face tournée vers la nef. Un autre valet « de chambre lui apporte de dessus la crédence, le g7émral, qu'il lui met devant lui, tout « déployé, et l'un de ses aumôniers le lui attache derrière lui et le détache après la € cérémonie de l’offerte, après que l'évêque s'est lavé et essuyé.

& — Ce que c'est que grémral.

« Le grémual est comme une espèce d’escharpe de soye de couleur convenable à la € fête, quon met devant l'évêque en manière de serviète, qu'on lui attache par derrière, € y ayant des rubans de soye aux deux bouts, afin de conserver sa chasuble, parce qu'il € appuie les mains dessus (*). »

1. Bibl. de l'Évéché. Cérémontal, t. 1, p. 161 et p. 164. Pendant l’offerte le grand épistolier tient devant soi un bassin de vermeil, un des deux qui servent d'ornement ou de parade au grand autel, celui du côté de l'Évangile. Un chacun met son oblation dans le dit bassin, avant de baiser l'anneau de l’évêque. Après l’offerte le dit épistolier ramasse les oblations qui appartiennent au pénitencier, où au grand aumônier de l’évêque, ou en cas de vacance de la Pénitencerie, à la fabrique.

2. Explication du catéchisme de l'abbé Guillou, t. IV, p. 120. Lorsque l’évêque s’assied pendant la messe pontificale, on lui pose sur les genoux un voile d’étoffe de soie ou d'autre étoffe précieuse. Ce voile s'appelle erémial, de gremium, giron. Il sert à reposer les mains du pontife et à préserver ses ornements. Il se donnait en certains endroits au simple prêtre, d’après l’ancien rituel de Bayeux.

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Broderies et tissus. 59

Les Dalmatiques.— 1467. Quatuor dalmatice alle de serico(cum paribus aurifragiis 1595).

Les Mitres. — Je décris les mitres garnies d'appliques d'or et d'argent et de pierreries au chapitre qui concerne l’ancien trésor: ici il est mention de celles en broderie.

1438. — Une mitre blanche d'Hardouin de Bueil. M7/ra alba modict valorts.

1441. — /ean Michel, évêque d'Angers avait recu du chapitre plusieurs milres anciennes, à la condition d'en faire faire une belle qui restät à l'église à perpétuité.

À chaque décès d'évêque, on prenait une des moindres, pour la mettre sur sa tête dans le cercueil. C'est ainsi que l’évêque Nicolas Geslant fut enterré avec la mitre blanche dont il s'était servi le jour de sa consécration {‘). Nous voyons aussi en 1540, prendre une vieille mitre pour l'inhumation de Jean Olivier. — Aie decima aprilis anno Domint meallesimo quingentesimo quadragesimo fuit ablala una parva mitra velus, que fuit tradita deffuncto Reverendo Patri domino Johannt Olivier episcopo tumulato.

1599. — On lit dans le testament d'Adam de la Barre, chanoine: Ze s' Auzé, évêque, me bailla une mitre qu'il avait acheptée des héritiers de deffunt monsieur Bouvery, évesque d'Angers, laguelle mitre j'ordonne être baillée et délivrée à mes dits sieurs de l'Eglise d'Angers en déduction des frais de mon enterrement.

Les gants (*). —

1467. — tem unum par cyrothecarum de lana alba (modo consumpta 1532).

Les sandales.

1467. — tem duo paria sandaliorum cum socularibus (1532).

Les ceintures.

1418. — Jlem una zona de serico rubet coloris.

1467. — Îtem una pulchra zona texta fillis aurers el sericeis (in qua totum Evangelium In principio erat scriptum 1595).

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