III. — DE 1699 À
Après le changement du chœur et de l’autel par Mer Le Peletier, le grand luminaire consista en 22#ot-{rors cierges : dix sur les piliers de cuivre, qui coupaient de distance en distance la grille du sanctuaire, sept sur les trois candélabres du chœur, placés sur une seule ligne (et non espacés entre les lutrins et l’estrade du chantre comme auparavant) et szx,e” cire blanche sur les chandeliers du maître-autel (*), non compris les quatre, placés entre les reliquaires sur le gradin le plus bas, sur des chandeliers en vermeil pendant les grand messes pontificales (°).
Autrefois le mercredi saint (pendant la semaine peneuse, dit le marché de 1600), on allumait vingt-six cierges jaunes pendant les ténèbres ; le sacristain en éteignait deux à la fin de chaque lecon. Depuis le XVIIIe siècle, on en allumait treize, placés comme aujourd'hui sur un chandelier triangulaire en bois ; on en éteignait un à la fin de chaque leçon (°).
Le jour de la Dédicace, pendant Tierces, on plaçait 26 cierges jaunes autour du chœur ; ils brûlaient jusqu'à la fin de la messe. « On ne met point, dit Lehoreau, d'autres cierges dans la nef, comme dans d'autres églises, ce qui semble prouver que ceux du chœur y suf- £tléent et qu'il n'y a pas DE CROIX DE CONSÉCRATION AUX COLONNES DE LA NEF (’).» Onnen a pas trouvé trace en effet, quand, en 1871, on a débadigeonné la nef. Les anciennes croix ont disparu au XIIe siècle avec les piliers de la nef centrale du XIe, démolis pour donner à la nef actuelle la largeur (16",60) des trois précédentes.
1. Bibliothèque d'Angers. Ms. n° 667. Le 22 avril 1662, M. Artus de Bonchamps, chanoine, fonda la fête de Ste Cécile à cinq chapes doubles et deux prix, l’un de 30 livres l’autre de 15 livres, qui devaient être employés à l'achat de deux cœurs d’argent pour celui qui aurait le mieux composé un motet en musique. (Note de M. Grille.) :
Le samedi 6 juin 1699, vigile de la Pentecôte, on commença à se servir de céerges blancs; auparavant on ne 5€ servait que de cierges jaunes.