Ibidem, t. I, p
Le luminaire et Îles appareils D'éclairage. 303
Le 3 juin 1702, écrit Lehoreau ('), ox aftacha la lampe d'argent, en forme exagone dans le sanctuaire (voir page 229), dans laquelle on mit le cierge ardent de cire jaune et Le dimanche 11 juin, on alluma pour la première fois un lamperon dans le sanctuaire, proche la grande porte, dans lequel il y a de l'huile de noix : 1l sert pour allumer les cierges des messes privées, le matin seulement parce qu'on d'éleint après la messe du chœur.
Voilà les menus détails, glanés ici ou là sur le /xmnaire ancien ; ils suffisent pour en donner une idée exacte.
On se demandera peut-être comment l'église était éclairée pour les offices de nuit. La lueur lointaine des cierges du sanctuaire, passant par-dessus le jubé et aussi à travers la porte de fer du chœur (à supposer qu'on relevait les rideaux de drap vert, qui la fermaient en hiver) (*), laissait la nef dans une demi-obscurité ; aussi la veille de
Noël 1709 le fabriqueur y fit suspendre deux candélabres de bois, à quatre branches,
avec chacun quatre chandelles de cire jaune, pour éclairer le service de nuit ef obvier aux
abus des libertins et des libertines (°),.
[Il y avait à Saint-Maurice, au moment de la Révolution, un lustre de verre : j'ignore par qui il fut donné, toujours est-il qu'il fut confisqué au profit de la Nation et transporté dans la grande salle de la maison commune (‘).