Archives de Maine et Loire, Série G, N
306 Sonograpbie de la cathédrale D'Angers.
du diacre et du sous-diacre, placé aujourd’hui presqu'en face du trône épiscopal, sept tabourets et huit banquettes pour les chanoines, quand ils assistent l'évêque aux offices pontificaux (*).
B. Pour LES corps D'ÉLITE. Avant 1600, les canoines se rendaient au jubé pour le sermon et se plaçaient sur € ## petit banc-selle, qui est soubz le Crucifix au pupitre (*). » L'inventaire de 1643 mentionne «€ deux grandes bancelles, pour asseoir Messieurs au temps de l'Advent et Caresme lorsqu'on prêche et sont au jubé (:). »
Après la destruction du jubé, l'Évêque et le Chapitre firent placer ## éanc dans la nef, vis-à-vis de la chaire, à l'emplacement occupé depuis la Révolution par le banc d'œuvre.
— Les Magistrats, Messieurs de l'Hôtel de V’ille et de | Université assistaient aux grandes cérémonies de la cathédrale (Obsèques, réceptions de rois, princes, etc. aux 7e Deurt), et en certaines autres occasions, placés sur des bancs rangés à droite et à gauche entre les stalles et le sanctuaire avant 1699 et depuis le changement du chœur, au haut de la nef.
— La fête de Saint Yves amenait chaque année à Saint-Maurice, l’Université et son Recteur aux offices solennels, fondés en l'honneur du patron de la Nation de Bretagne. Cette cérémonie, dont je parlerai en détail, se passait dans la nef; on y disposait des bancs autour d'une chaire en bois sculplé, semée d'hermines, destinée au Recteur, en avant de l'autel de saint Yves. |
— Le chapitre autorisa messieurs de l'Hôtel de Ville à se faire construire pour les sermons un premier banc en 1681, et un second en 1714 (‘).
— Enfin l'Uriversité avait aussi le sien pour les stations du Carême et de l'Avent. Des contestations assez plaisantes, qui s’élevèrent au sujet de ce banc, donnèrent à M. Leroy, ex-jésuite, l'idée de composer à l'imitation du Zutrin, un poème héroicomique, intitulé la SCAMNOMANIE, imprimé en 1763 à Amsterdam. Le chapitre coupa court à tout débat, en supprimant le banc (5).
C. Pour LES FIDÈLES. L'Inventaire de 1421 donne la courte énumération suivante (°): € /lem de octo formulis nemoris ad sedendum, duc longue sunt in parte capitul, due aliæ sunt medie in capite chori, una modica in choro et due alie in capitulo, que ascendunt septem el sic défficil una, quas formules fecit fieri Magister Petrus Beguti. >
Je trouve quelques autres #ancs dans l'inventaire de 1467 (’) : « Z{em magna cella coram altart Sancti Renati. y
. Les tabourets et les banquettes furent payées à M. Marais, menuisier, la somme de 410 francs en 1859. . Fabrique, t. 11, p. 267"°. Inv. de 1590.
. Jbtdem, t. 11, p. 353.
. Bibliothèque d'Angers, Ms. N° 666, t. I, Banc. | | . En voici l'Avertissement. « L'Université d'Angers avait un banc dans la Cathédrale pour assister aux prédica- € tions. Mais chacun de ses membres a-t-il droit de s’y placer ? C’est une question encore indécise et qui ja le sujet de ce poème. Quelques-uns prétendent que ce privilège n'appartient qu'aux Znfranis (ceux qui ont droit d'entrée € assemblées de l’Université, qui se tiennent le jeudi), tels que le chancelier, le professeur en Droit, etc. D'autres, “ € plus grand nombre, soutiennent que tout Swpp6{ (tous ceux qui font partie de l'Université, à commencer par € Maîtres-ès-Arts immatriculés) doivent en jouir. Les dames y étaient admises quelquefois par les Jntrants. » ; Ce banc comme celui de l’hôtel de ville était remisé dans le cloître ou dans la salle de Théologie en temps ordinaire.