‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 405 sur 437 · LUTRINS · texte numérisé non relu

LUTRINS

I] semble y avoir toujours eu deux lutrins, placés dans l'axe du chœur : chacun d'eux était éclairé par un des candélabres de cuivre à trois branches, dont j'ai parlé. |

Le premier, en forme d'aigle, fut payé 230 royaux à Paris en 1434: il était tout en cuivre. Autour de la colonne principale, surmontée d'un age, se dressaient sur un piédestal, porté par des lions, trois piliers terminés par des statues, dont l’une, un Saint Michel, fut l'objet de fréquentes restaurations. Chaque année, la fabrique faisait polir et nettoyer l'aigle, avant la fête de Pâques. Compte 1464. Pro mundatione acquille X XI mensis aprilis. Johannt Noblet, pro mundando acquilam, ut moris est, XL s. — Compte de 1465. Ltem Johannt Noblet, pro clarificando et mundando tumbas ecclesiæ, acquilam, candelabra, pilaria et alia, ut moris est, XL s. Eidem, pro reparando alas ymaginis sancti Michaelis de acquila, 1 s., VIT d. — Compte de 1466. Pro brunissando pilearia cuprea, 7qur/am et candelabra hujus ecclesiæ, XL s. (*). L'inventaire 1467 (*) le décrit ainsi: Z/em unum lectrinum in choro, de cupro factum, in modum acquile, cum tribus ymaginibus circumdanibus pedem et est super tres leones.

C'était là qu'on chantait les grand messes fer annum, dit Lehoreau.

Cette belle pièce de dinanderie, vendue au poids vers la fin du XVIII siècle, fut remplacée par l'énorme lutrin en fer existant encore aujourd’hui.

Le second, tout en fer, reposait sur quatre pieds €a/iud lectrinum ferri, cum quatuor pedibus, munitum de corio y. (Inventaire de 1467.) On le remplaça par un autre ex cuivre après 1596. Lehoreau le nomme le pupitre des Sanctus. 1 subit le sort de l'aigle ; comme à lui, la fabrique lui substitua un lutrin en fer.

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