LA SALLE DU CHAPITRE
Le compte de la Ge Bourse pour 1368-1369 est le plus ancien document relatif au mobilier de cette salle € Pro duobus clavibus positis in archis capituli». 1] y avait donc plusieurs coffres renfermant les titres, les manuscrits et aussi des calices et autres objets précieux, hors d'usage et déposés en réserve (7). Ces meubles contenaient les éléments du Chartrier futur et servaient de complément à ceux de la sacristie.
Jean le Troesne, menuisier, refit en 1495 les bancs ou sièges, sur lesquels prenait place le chapitre pendant ses réunions (*). Les armoires, qui en formaient pour ainsi dire le dossier, et dont les clefs étaient confiées à quatre chanoines (°), furent payées le 7 décembre 1 502, la somme de 45 livres, et un septier de froment à A/zchel use.
. {tinéraire archéologique de Paris, par M. F. de Guilhermy, p. 142. . Fabrique, 1. 11, p. 70.
. Bibliothèque de l’'Évêché. Cérémonial de Lehoreau, t. III, p. 142. . Fabrique, t. 11, p. 217.
. bide, t. TI, p. 266".
vJOtem, À, IL: D: 3627 7. L'inventaire, vérifié en 1595, porte en marge vis-à-vis d’un certain nombre de calices cette mention : 2% 7a$n4 archa Capituli. Fabrique, t. 11, pp. 143, 143"°, 145. 8. Bibliothèque d'Angers, Ms. 656, t. II. (Banc.) 9. Ibidem, Ms. 658, p. 354.
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eubles et Ustensiles. 315
Autour de la salle, se voyaient plusieurs portraits d'évêques. Au bas de celui d'Ulger, étaient écrits ces mots : Ü//gerius episcobus Andegavensis..… fundator prebende sacerdotalis (‘). Le vers suivant, exprimant heureusement la charité de l'évêque /ean Michel, se lisait au bas de son portrait: Que fuit in miseros vivo, ea est cura sepulto (*). Je citerai aussi des tableaux représentant sant Apothème, saint Maurille, saint Aubin, saint Mainbœuf, saint Benoît et enr: Arnaud, évêques d'Angers. Ces toiles, peintes au XVIIe siècle, existent encore dans la salle synodale de l’Évêché (:).
Lehoreau nous apprend qu'on avait suspendu à la muraille le dessin de l'ancien buffet d'orgues (‘), d'après lequel il fit faire l'aquarelle si intéressante, que j'ai reproduite.
Enfin une liste des noms des Évêques, écrite sur parchemin et fixée sur un curieux tableau de bois, conservé longtemps à la bibliothèque de la ville et depuis quelques années au musée Saint-Jean (‘), occupait une place d'honneur. Ce tableau très modeste fut remplacé en 1786 par un autre, orné d’un encadrement doré (*).
Le 5 avril 1700, le nombre des titres augmentant sans cesse, le procureur du chapitre fit ajouter aux armoires des boîtes pour les renfermer. Le 16 mai 1766, les anciennes armoires posées sur un massif de maçonnerie furent reculées le long du mur et le chapitre en commanda six nouvelles (7).
Ce mobilier disparut avec les titres et papiers à la Révolution.