Bibl. m. d'Angers. M"* 652, p
154 æ@onogtapbie de la Œatbédrale D'Hngers.
gaud est enterré dans la galerie. — Étienne Vendac 1404; — Jean Gaudin 1420. « Magistro fohanni Gaudin, magistro puerorum Sallette andegavensis pro provisionibus et aliis necessarüs dictorum puerorum ('). » — Grande lacune à partir du XV* siècle jusqu’au XVII* siècle. — Jean Fenaud, 27 avril 1676; — Urbain Gandeau assiste, à Monsoreau, au mariage d’une de ses parentes, fille de Pierre Gandeau de Candes. — Bontemps, 1755 ; — Maître Pierre Bellanger, prêtre de Beauvais, 1758, est reçu en qualité de maître de musique avec un gage de 400 1. par an, plus le droit de gaignage comme psalteur, sa nourriture à la Psallette, 2 charretées de bois, une de fagot, 15 1. de chandelles, le papier rayé et le blanchissage de son gros linge ; — le sieur Roze, prêtre du diocèse de Beauvais, reçu maître de Psallette à Angers, en 1770, artiste de grande réputation qui mourut à Paris en 1819. -— Pierre Voillemont, né à Troyes, vers 1750, élève de Giraud, maître de chapelle des Innocents, à Paris, homme de grand talent musical, compositeur célèbre, prête serment à la constitution civile du Clergé, devient vicaire cathédral de l’évêque intrus Pelletier et meurt à Angers, en 1814, réconcilié avec l'Église. [1 laissa nombre de morceaux de musique religieuse de sa façon à l'administration des concerts d'amateurs de la ville d'Angers, qui durent leur réputation à sa direction et commencèrent le grand renom musical que les concerts populaires d’aujourd’hui ont valu à notre ville. — Au début du XIX' siècle, Pierre-Jean Valery-Varet, né à Soissons, en 1776, enfant de chœur à Notre-Dame de Paris, composait à seize ans une messe qui fut très remarquée. Soldat pendant les guerres de l’Empire, il devint en 1815 maître de chapelle de la cathédrale d'Angers. Artiste consommé, à quatre-vingt-six ans il fait exécuter encore une messe à trois voix avec soli et chœur, et accompagnement d'orchestre, qu’il avait composée trente-quatre ans auparavant. Cette œuvre de jeunesse du Nestor des maîtres de chapelle fut tout à fait goûtée.
Le lieu d’origine de quelques-uns des maîtres de chant indique que le Chapitre était préoccupé d’avoir une bonne musique. Il les faisait venir à grands frais, quand une vacance se produisait, payait leur voyage, et, après examen, il les recevait et leur faisait prêter serment.
Que fut leur enseignement ? il est difficile de le dire. Si l’on en juge par ce qui se passait ailleurs, ils apprenaient aux enfants la lecture du latin, le plain-chant et le déchant. Ils leur apprenaïient aussi les instruments, le monocorde, les violons, le basson et le serpent.
Au XVIT° et au XVIII siècles, la musique fut de plus en plus en honneur à la cathédrale | d'Angers. Le maître de musique devient avec Voillemont, l’abbé Roze et Jean Valery- |
Varet, un maître de chapelle qui compose des messes et des motets et les fait exécuter à la cathédrale. Sous sa direction, les enfants de la Psallette, au XVIIT° siècle, s’exercent eux-mêmes à la composition de morceaux de musique sacrée. L'année de leur sortie, ils
demandent souvent au Chapitre la permission de faire exécuter à l’église, sous leur propre ‘
direction, telle messe qu’ils viennent d’arranger. Et comme la permission leur est d’ordi-
naire accordée, après l’audition, ils viennent remercier en latin leurs bienfaiteurs, Messieurs |
les Chanoines.
Avant les exécutions musicales, les pueri chori avaient leurs répétitions en compagnie des psalteurs. De temps en temps des chanteurs en surplis et des instrumentistes venaient à leur aide. C’étaient quelquefois des artistes gagés à l’année, souvent des étrangers qui, de passage à Angers, venaient demander l’hospitalité à la Psallette ou au Chapitre, des instrumentistes ambulants, des musiciens du Roi, des chantres en voyage, que l’on deman-