‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 122 sur 212 · Bibl. m. d'Angers. M · texte numérisé non relu

Bibl. m. d'Angers. M

156 onograpbie de la Œathbédrale d'Angets.

que mulla in dicta domo valde confusa et inordinata videri. » Les chanoines inspecteurs concluent : « moderatorem dictæ psalletiæ ad proximum Capitulum citandum fore et post lot et tantas moniliones super regimine puerorum et domus administratione e1 antea factas, una insuper, et peremploria fat, cui, nisi Lt ue muneribus suis et. officis privabitur (*).) . Vers la fin 4 XVIII" siècle, les choses ne semblent pas s'être bien améliorées en la maison des petits chanteurs de la cathédrale, si l’on s’en tient à l’inventaire des meubles et des effets qui y étaient, quand on les vendit au nom de la Nation, le 29 mars et jours suivants 1790.

Dans la cour on signale, « une buire pour recevoir l’eau de gouttière, deux bancs, une cuve et une chaîne de puits. — Cuisine. — Dans le passage de la cuisine à la salle, rien de remarquable. Dans la salle, tapisserie de Bellegambe. — Lieu de dépense, bucher, cave, classe, chambre du maître de musique, cabinet, garde-robe, chambre des enfants (dix couchettes), chambre du maître de latin, cabinet, chambre des enfants malades, chambre du domestique, chambre de la cuisinière, grenier. » Voilà ce que détaille l’Inventaire. Le tout n'avait pas grande valeur. La mise à prix de 1218 1. monta jusqu’à 1500 1. 12 s. 6 d.

Ün homme et une femme veillaient au soin de la maison, l’homme s’occupait du nettoyage, la femme faisait la cuisine. Quelquefois le Chapitre devait intervenir pour renvoyer l’un ou l’autre. Le 1° juin 1654, Michel Riviers est cité devant les chanoines, et averti pour la dernière fois « de mettre à la porte de la Psallette une jeune femme, à cause du scandale qu’elle y occasionnait, ct de ne pas vendre de vin au peuple (*). »

Après le Concordat, l’un des premiers soucis de Mgr Montault fut de relever de ses ruines la vieille institution de la Psallette, qui contribua pour une si large part à la beauté des cérémonies de notre vieille cathédrale. Grâce à de généreuses personnes, qui apportèrent d’abondantes aumônes, grâce à quelques crédits votés par la fabrique de Saint- Maurice, on réunit des enfants, plus ou moins nombreux, suivant les ressources dont on pouvait disposer, et des maîtres zélés leur apprirent la musique. Avec l’aide de chantres à gages et d'amateurs, sous la direction d’un chef de valeur comme était M. Varet, la nouvelle Psallette ne tarda pas à se faire une vraie réputation.

Après des péripéties de toutes sortes et des transformations plus ou moins heureuses au cours du XIX° siècle, quand, au début du XX' le Pape Pie X eut entrepris la restauration du chant religieux dans nos églises, conformément au désir du père commun des fidèles, elle fut réorganisée par un prêtre savant dans la science de la musique, puis par M. le chanoine Turpault dont le talent est si PRG des Angevins et dont le dévouement est inlassable.

- Aujourd’ hui les enfants de la Psallette portent au Chœur la soutane rouge et la cotta à la romaine garnie de dentelles. Il n’est pas question de leur redonner les dalmatiques et les chapes autrefois en usage chez nous, comme au Mans et à Notre-Dame de Paris. L

Une maison, de bonne heure, après le Concordat, fut affectée dans la Cité au service de nos petits chanteurs ; elle fut vendue, il v a déjà nombre d'années, par la Fabrique. Aujourd’hui le lieu de réunion pour les répétitions est l’École paroissiale de Saint. Maurice et, tous les ans, au temps de la canicule, nos pzeri chori, plus heureux que leurs | devanciers, s’en vont passer une grande partie de leurs vacances aux bords de la Loire. |

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à l’abbaye de Saint-Maur de Glanfeuil. Là, sous la direction de leur directeur et de prêtres qui leur sont fort dévoués, vivant quelques semaines au grand air, ils se délassent et se fortifient pour les belles auditions musicales, plain-chant ou polyphonie, auxquelles applaudit tout Angers, ét qui donnent tant d’éclat aux cérémonies de notre cathédrale.

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