Lecoy de la Marche, Hist. du roi René, I, p
2. Dom Calmet, Preuves, III, coll CXCIX. — Papin, III, p. 363. — De Quatrebarbes, Hist. du R. René, I, p. 50. — Bibl. nat. Paris, Fonds fr. 25204. Statuts du Croissant. M°"* XV. s.; — 5605, reprod. p. Claude Ménard ; — 24808, reprod. par le même d’après un ex. des frères de Ste Marthe ; — 33006 ; 5225, Armoiries color., des Chevaliers. — Fonds latin ; 15077, Courte Hist. des orig. au XVII 5.
Bibl. m. de Besançon. M°" 597. Institut de l'Ordre du Croissant et Statuts.
Bibl. m. de Carpentras. M"° 1793.
Bibl. de l’Arsenal, Paris. M"" 932-940.
Bibl. de Ste-Geneviève, Paris. M°* 1687 ; 1701, Notes, p. Pétrineau des Noulis, sur l'O. du Croissant.
Bibl. m. de Nancy. M°° 875. M"" Fabri, Inventaire de 1469, p. 9ov0.
S" de la Colombière, Le vrai théâtre d'honneur et de chevalerie. Paris, 1648, p. 107. Statuts de la Chevalerie et O. du Croissant.
162 @onograpbie de la Œatbédrale D’Angers.
pouvaient être jusqu’à 50, sous le patronage du glorieux chef et martyr, saint Maurice, ledit ordre fut nommé du Croissant, parce que les Chevaliers et escuyers, chaque dimanche, devaient porter sous le bras droit un croissant d’armes émaillé sur lequel devait estre escript en lettres d’azur ou bleues : Zoz en croissant, suivant le modèle joint aux statuts, sous peine de payer une amende d’une pièce d’or, chaque fois qu’ils y manqueraient. »
Voici les principales obligations des Chevaliers d’après les statuts.
Nul ne pouvait être reçu, « ni porter l'Ordre, s’il n’était prince, marquis, comte, vicomte, issu d’ancienne chevalerie et gentilhomme de 4 lignées, et sans vilain cas et reproche. — Les chevaliers devaient jurer de s’entr'aider les uns les autres, comme s’ils eussent été frères, de ne porter les armes pour aucune querelle, excepté pour leur seigneur et pour le maître, qu'ils auraient ou pourraient avoir à l'avenir; d’être obéissants au sénateur chef
de l’Ordre, en tout ce qu’il ordonnerait pour le bien et l’honneur dudit Ordre. — Reçus dans l’Ordre, les chevaliers ne pouvaient plus « le laisser jamais, si ce n’est par dévotion, pour devenir gens d’Église ou de Religion.» — « Semblablement, on ne pouvait jamais
leur ôter l’Ordre qu’en cinq cas : hérésie, trahison bien avérée, félonie sous leur souverain seigneur, lâcheté en présence de leur souverain et de ses bannières, menace dans un combat d’honneur. »
Les Chevaliers devaient « soutenir le droit des veuves et des orphelins, ne pas médire des femmes, pardonner les offenses, se visiter, s’assister en cas de maladie ou de captivité, être compatissants et pitoyables au pauvre peuple. » Toutes leurs actions ne devaient avoir d’autre but « que de se faire valoir, afin que leur los et renommée puisse estre toujours croissant, assurés que leurs prouesses seraient enregistrées dans les chroniques de l'Ordre. » 7
Les statuts leur faisaient un devoir, « à moins d’empeschement, d'entendre, chaque jour, la sainte messe. Empêchés, ils devaient payer un prêtre pour la célébrer ou bien s'abstenir de vin, ce jour-là. Tous les jours, les membres de l’Ordre devaient réciter les Heures de Notre-Dame, ou, s’ils ne savaient pas lire, dire quinze fois Pater et Ave. »
Le jour même où les statuts furent rédigés, se fit la première promotion des chevaliers. Il est impossible de dire exactement dans quel ordre elle eut lieu, les documents à ce sujet ne sont pas concordants. Voici comment, d’après un vieux Manuscrit de la Bibliothèque de Carpentras (*), « s’ensuivent les noms des seigneurs de l’Ordre du Croissant, ainsi qu'ils ont été créés, jour par jour, l’un après l’autre. Premièrement Messire Louis de Beauvau, chevalier, sénéchal d'Anjou, 11 août 1448 ; —- Ferré Mgr de Lorraine, aîné, fils de Mgr le Comte de Vauldemont, lesdits jour et an que dessus ; — Pierre de Moullan, escuver, S° de Rivières, l’an dessus dit ; — Jean Cossa, escuyer du S' de Grimaut ; — le roi de Sicile (René): fut créé le 14 août, l’an dessus dit. Il n’avait pas voulu estre le Chef de l'Ordre du Croissant, ains, comme le moindre des frères, laissant ce titre à saint Maurice, prétendant seulement le titre de mainteneur et entreteneur avec obligation de faire payer les fraiz et gaiges des officiers par luy et ses succeseurs, Ducs d'Anjou (*). —
Messire Hellian de Glandèves, 25 août, l’an que dessus; — Messire Tangui du Chastel, sénéchal de Provence, 23 septembre, l’an que dessus ; — Messire Louis de Bournan, chevalier, 11 février, l’an 1449 ; — Pierre de Glandevez, seigneur de Chastelneuf, 2 mars
1449 ; —- Messire Guy de Laval, S' de Loué, 16° jour dud. mois, l’an dessus dict. —
1. Bibl. m. de Carpentras, 1703, P. XXV, fol. 49. 2. Bibl. m. de Carpentras, 1703, P. XXV, f. 46vo.