Chapitre ii. = fêtes de Œonfréries en l'église de Saint-Mautite
psaume, toutes les cloches pour avertir de l'ouverture des Indulgences. Alors, au bas de la nef, à l'entrée de la chapelle Sainte-Anne, le chanoine fabriqueur recevait les deniers des confrères. Il faisait attacher au mur un tapis de velours vert auquel on accrochait la Bulle de Léon X, et, près de là, un chapelain, assis à une table, enregistrait sur un grand livre les noms des confrères qui payaient leurs cinq deniers d’entrée et leurs dix deniers de cotisation annuelle. — Le lendemain, après le chant de Matines et de Laudes, de Prime et de Tierce, le chanoine fabriqueur célébrait la messe à l’autel de Saint-René, sur lequel brûlaient six cierges et que décorait un parement blanc sur lequel étaient brodés des anges et l'inscription suivante en caractères gothiques : S“ Aenate, ora pro nobis ! L'office était en musique et on y sonnait toutes les cloches. On les sonnait encore à la fin des deuxièmes vêpres, c'était le son des /ndulgences. Toutes les personnes qui entraient alors à la cathédrale apercevaient très bien, par dessus la foule, la Bulle pontificale, attachée au haut de la nef sur le Jubé. — Le lendemain de la Saint-René, une messe de Requiem pour le repos de l’âme des confrères était célébrée à l’autel du Saint CU < | Après le changement du Chœur, de 1700 à 1710, la vieille frairie disparut petit à petit. Elle était presque complètement abolie en 1715, personne ne payant plus, « faute du fabriqueur et du Chapitre peu attentif à ce qui luy a autant fait d'honneur que de profit, puisque la Fabrique s’y est en partie enrichie et le trésorier devenu le plus riche bénéficier | de l’église d'Angers. » On ne pensa plus à la frairie après la mort d'Henri Arnault. ses successeurs, Michel Le Pelletier, Michel Poncet de la Rivière cessèrent de faire l'office, | le jour de la Saint-René, comme le faisait alors le vieil évêque par dévotion, la fête n'étant pas épiscopale (?).