‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 174 sur 212 · Bibl. m. de Tours. M · texte numérisé non relu

Bibl. m. de Tours. M

Œbap. ii. — Réception ve Papes, ve Larbinaur, d'Œvêèques, De Rois, etc. 227

qui avait marqué la visite de son père, se rendit à la cathédrale, entouré d’une Cour nombreuse. Il y fut reçu, suivant le rituel d’habitude, et revêtu de la chape ; il entra dans l’église pour y faire sa dévotion (').»

Charles IX, le 5 novembre 1565, s’en vint à son tour, à Saint-Maurice, « où il fut reçu par Messieurs du Clergé avec les cérémonies et honneurs qu’ils ont coutume de faire aux roys à l’entrée de leur église. Le lendemain, Sa Majesté alla ouir la messe en ladite église, accompagné de M. son frère, de la rayne sa mère et autres grands Seigneurs (?). » — Le 1° octobre précédent, le Chapitre avait refusé de prendre part aux frais de réception votés par la Maison de Ville, comme il avait déjà fait pour Henri IT (*).

Henri IV et Louis XIII, le premier, le 8 mars 1598, le second, 2 juillet 1614, entrèrent à Saint-Maurice suivant le rituel d'habitude. Henri IV reçut à genoux la bénédiction de Charles Miron. — Louis XIII la reçut également dans la même posture, de la main du même prélat, puis revêtus du surplis et de l’aumusse, ils furent conduits au chœur (*).

Après les Rois, les Reines, de passage à Angers, étaient reçues elles aussi moult magnifiquement par le Chapitre à la porte de son église. — Madeleine de France « flia D" nostri Regis, » venue à Angers « causa viagii, fut reçue par les chanoines à l’entrée de la Galerie, » elle portait des chapes de soies 07e solito, et on lui présenta, comme à un chanoine, le pain et le vin à cause de sa qualité de fille du roi. — Jeanne de Laval, après son mariage avec René d'Anjou, dans l’église abbatiale de Saint-Nicolas, 12 septembre 1454, « fit son entrée solennelle en la ville et vint faire visite à l’église cathédrale, accompagnée de son mari et de quantité de personnes de la Cour angevine, puis s’en fut coucher .au château (*). » — Marguerite d'Anjou, reine d'Angleterre, était à Angers, au printemps de 1462. Reçue par les Angevins, comme l’avait fait sa mère, elle fit, elle aussi, sa prière, un jour, à Saint-Maurice, où l’attendaient tous les honneurs rendus aux reines, en pareils cas par les Chanoïnes (*).

. Anne de Bretagne accompagnait son mari, le roi Louis XII, quand il fut reçu à la porte de la cathédrale en qualité de Chanoine de Saint-Maurice. La grande piété qu’elle montra à l’église, surtout devant l’autel de saint René, impressionna vivement les Angevins qui en furent témoins. j

Claude de France, le 8 juin 1518, deux jours après l’arrivée de son mari, faisait son entrée à Angers où l’on renouvela toutes les pompes qui avaient accompagné l’arrivée de François I‘, « pareilles mômeries, joyeusetés et gargusetés. » Elle arriva en litière découverte avec Madame. Au-dessus de leur tête il y avait « un poelle, moitié damas turquin azuré, semé de fleurs de lis et de damas blanc semé d’hermines, porté par quatre échevins de la ville. » La reine et sa fille descendiren sur le parvis et, reçues solennellement par l’évêque et les chanoines, elles se rendirent devant l’autel en compagnie du roi, pour v faire leurs dévotions avant de s’en aller au château.

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