Arch. de M.-et-L. G. 924, p
Œbap. ii. — Réception ve IPapes, de Lardinaur, D'Œvéêques, de Rois, etc. 229
verneur d'Anjou. Le même jour il se présente à la porte de la cathédrale « où il fut harangué par M. Gabriel Constantin, grand Doyen de l’église d'Angers. »
« Le 28 novembre 1660, M. d’'Harcourt, lors de son entrée solennelle, après avoir été harangué à l’Hôtel-de-ville, alla droit à la cathédrale, les rues étant tapissées des deux côtés. Au parvis il fut reçu par Mgr Arnauld en habits pontificaux. Celui-ci présenta la vraie Croix qu'il baisa à genoux sur un carreau. Mgr l’Évêque l’harangua ; il lui répondit en quelques mots. Tout le chœur était en station, chapé. Le diacre de semaine, chapé, portait la croix des fêtages, le sous-diacre en chape tenait le livre des oraisons, et le garderelique portait la vraie croix sur un carreau. Le gouverneur marchait après l’évêque et se plaça au chœur, à la place ordinaire de l’évêque, celui-ci étant au trône. Plusieurs seigneurs de sa suite entrèrent aussi dans le chœur. Les uns se placèrent dans les chaires non occupées par les ecclésiastiques ; les autres debout pendant le motet et le Te Deum dont l’évêque chanta les oraisons. Après la bénédiction le gouverneur s’en alla au Logis- Barrault où il fut harangué par le grand Doyen à la tête de l’Université. » — Il vint à la grand’messe le jour de la Saint-André et fit porter à l’église ses parements d’autel. — Il assista à l’office dans la stalle canoniale de l’évêque et reçut l’encens, immédiatement après les deux chantres de la cathédrale et de Saint-Aubin. Il baisa le texte de l’Évangile et reçut la paix (').
Le 27 septembre 1674, M. le comte d’Armagnac, grand écuyer de France et gouverneur d'Anjou, faisait sa première visite à la cathédrale. Pour la circonstance, l’église avait été tendue de toutes ses tapisseries. Il était Prince, et de la Maison de Lorraine ; on le reçut « comme un des fondateurs et des bienfaiteurs de l’église. » Pour le Te Deum « qui devait être chanté en actions de grâces de la victoire de M. le Prince sur les Hollandais, le jour de saint Laurent, 10 août précédent, on lui avait préparé une place d’honneur devant le maître-autel, entre la balustrade et le tombeau de marbre noir. » — « On étendit par terre un grand tapy avec deux coussins couverts de drap d’or. » On mit aussi des bancs à droite et à gauche, « pour les corps et compagnies laïques de la ville qui devaient assister au 7e Deum à la manière accoutumée. » — On prépara également un dais pour aller recevoir le Prince à la porte de l’église. « Il ne voulut pas s’en servir et refusa de se mettre dessous. » — Après les vêpres et les complies, Mgr l’Évêque se rendit en habits pontificaux, accompagné du Chœur chapé, à la porte de l’église. Il présenta au Prince la vraie Croix à baiser, le harangua et le ramena devant l’autel pour le chant du Te Deum. |
Des difficultés survenaient bien de temps en temps, entre Messieurs du Chapitre et le Gouverneur d'Anjou, à propos du Cérémonial à suivre lors de sa première entrée à la cathédrale ou à propos de la place qu’il devait occuper au chœur, difficultés de certaine importance. En 1670, il y eut de vives contestations entre M. d’Autichamp, lieutenant du roi au gouvernement de la ville et château d'Angers et le doyen Claude Deniau « au sujet de la première place du chœur que chacun prétendait occuper après l’Évêque. » — L'affaire alla devant le roi Louis XIV, qui, après information prise, ordonna dans son Conseil du 2 août 1670 qu’à l’avenir, tant aux jours de cérémonies que les dimanches et fêtes non solennelles, le sieur d’Autichamp prendra et aura sa place dans le Chœur, à la première chaire du costé senestre, en entrant de la nef, et que la deuxième, du côté droit sera toujours occupée par le Doyen, qui, en l’absence de l’Évêque, sera encensé le premier et ensuite le s’ d’Autichamp. » — Aux Te Deum et autres cérémonies, où les officiers du