‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 184 sur 212 · Dékhbér. Capit. Rég. de · texte numérisé non relu

Dékhbér. Capit. Rég. de

MONOGRAPHLF DE LA CATH. D'ANGERS. — IV. 3t

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242 @onograpbie de la Œatbébraie d'Angers.

la chapelle de N.-D. de A/oult Joye. « Les enfants de chœur entraient dans l’énclos de ladite chapelle, s’y mettaient à genoux en une seule ligne. Le Corbellier ou Maire-chapelain prenait une chape sur l’autel et se mettait à genoux entre les enfants. On allumait ensuite quatre ou six cierges et on sonnait la petite clochette de la chapelle pour avertir qu’on allait commencer. Tout le chœur se tenait dans la chapelle et dans la galerie ou portique. Le sous-Chantre entonnait l’antienne Sicut Cedrus, que continuait toute l’assistance. Après le répons, l’officiant se levait pour chanter du côté de l’Épitre le verset Exaliata es Sancta Geuitrix. Le chœur répondait, l’officiant disait l’oraison avec la conclusion. Et l’on rentrait à l’église. »

Cierges extraordinaires qu’on allumait en l’honneur de l'Evêque à la cathédrale. — Aux premières vêpres de la Saint-Maurice, le ciergier de la cathédrale avait soin de mettre des deux côtés du grand autel, « en un lieu bien distingué, » des cierges jaunes « de pareille grandeur que ceux qui sont dans les trois candélabres à sept branches » du chœur, « lesquels cierges restent allumés depuis les premières vêpres de Saint-Maurice jusqu’à la fin des deuxièmes, sans qu’on les éteigne (*). » — Ces cierges marquaient les années de pontificat de l’évêque. On en mettait deux dans la première année, et on en ajoutait un, chaque année dans la suite. « Les dits cierges étaient fournis aux dépens de Mgr l’Évêque, et pesaient au moins 3 livres chacun ou environ. » -- Conclusion Capitulaire du 26 septembre 1485. — Naturellement quand le siège d'Angers était vacant « on ne mettait pas les dits cierges aux jours de grandes fêtes (*). »

Cette ancienne coutume dura jusqu’au début du XVIII siècle. En 1702, le jeudi 21 septembre, Michel Le Pelletier y apporta quelques changements. En ce jour de la vigile de saint Maurice, l’évêque d'Angers, au lieu des onze cierges jaunes qu’il devait pour les neuf premières années de son épiscopat, « fit mettre 14 cierges d’un quarteron, au haut de la grille, devant le sanctuaire, à onze desquels il fit attacher un écusson rempli de ses armes (ce qui ne s’était jamais vu). — Ces 11 écussons, ainsi attachés, marquaient les années de son pontificat, et ces dits cierges étaient les plus près de la grande porte du sanctuaire. Tous les 54 cierges, et les 10 allumés comme les autres de coutume, aux fêtes épiscopales, seulement pendant les grandes Heures des offices, même à Matines. Les cierges marquant les années ne furent plus allumés des premières aux secondes vêpres, comme autrefois. Depuis 1702 on a continué la nouvelle invention de Mgr Le Pelletier(*).»

L'Ofirande à l’enterrement de l’Evêque. — A la messe de sépulture des évêques d'Angers, on voyait dans le chœur de la cathédrale une grande table sur laquelle étaient placés quatre calices « avec du vin dedans » et quatre patènes « avec des hosties. » — A l’offertoire, deux chanoines venaient prendre les calices et en offraient un à chacune des quatre dignités, en même temps qu’un cierge. Les dignités s’en allaient à l'autel offrir leur calice à l’officiant qui, après avoir donné sa bénédiction, prenait un des quatre calices pour continuer le saint sacrifice de la messe.

La Réduction des Normands. Les Normands avaient laissé un si abominable souvenir

1. En Allemagne, à Cologne en particulier, on voit sur le mur du sanctuaire, du côté de l'Éx angile, autant de bâtons que l'archevéque régnant compte d'années d'épiscopat,

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