‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 33 sur 212 · lrchives de Maine et Loire, Série G. N · texte numérisé non relu

lrchives de Maine et Loire, Série G. N

KRevestum sive Summarium litterarum expeditarum sub sigillo dominorum et Capituli Andegavensis ecclesie. sede episcopali vacante per privationem sive destitutionem domini Jo. de Bellavallle nuper episcopi andegavensis per sanctissimum d. n. dominum Paulum papam 11 factam, inceptum per me Jo. Hunaudi presbyterum notarium sive secretarium ad hoc specialiter deputatum die tertia mensis jullii anno domini M°CCCC sexagesimo septimo. (Dispenses

de bans, Collations de bénéfices, Visites, Synodes, Ordinations, etc.).

Œbapitre i. — L'Œvêque. SI

Le 4 août 1467, visite du monastère et couvent de Saint-Serge et de Saint-Bach, hors les murs d'Angers, par Jean de la Vignole doyen, Guillaume Fournier, chanoine et Jean Hunaud prêtre, au nom tant d’ Eos archevêque de Milan, léyat du pape, que des doyen et chanoines d'Angers.

Îs sont reçus (processona/iter) aux portes (ad valras) par l'abbé et le couvent, conduits au tabernacle, où repose le corps de Jésus-Christ et au sacraire, où sont renfermées les reliques. Maitre Jean le Tort fait l'exhortation € ad entroductioncm dictorum abbatis et conventus (') ».

Le 20 août, visite par les commis du légat et du chapitre de l'abbaye de Toussaint- Jacques Maugny « ecit sermoncm abbati et conventui in eorumdem capitulo (°).»

Le 14 septembre, visite des moniales du Ronceray….. (*) « guiguidem vicarii per abbafassam et totum conventum honorifice fucrunt reccpti cum solemnitate…. fuit tndictum lbbatisse quatcuus factat fieré unumr religuare honestius ad recipicndas reliquias sanctorun. facta fuit predicatio per magistrum lelon in capitulo ».

Le 9 octobre, c'est le tour de l'abbaye de Saint-Aubin (+). Guillaume Frapin, bachelier en théologie, fait le sermon ct interroge les religieux « de regtmine dicli monasterii et de defectibus circa administratione cjusdem ». L'ancien suuut fixait le nombre des religieux à quarante, dont vingt-quatre devaient être prêtres: en 1469, ils étaient trente en tout dont treize prêtres seulement et ne pouvaient plus célébrer les soixante-neuf messes par semaine, auxquelles ils étaient tenus. /xyancéim fuit ut adeisent :Hbbatem Commendatorem ut gerat unum pulpilum seu dectrinunm in choro ceclesie.

Deux jours après, la visite est faite à l'abbaye de Saint-Nicolas (°). Guillaume Frapin exhorte les religieux dans leur chapitre et les interroge. Ceux-ci répondent qu'une messe à voix basse, célébrée chaque jour de toute ancienneté et appelée /a messe de saint Nicolas, est omise depuis deux ans ; il est ordonné au vicaire de l'abbé de la rétablir, de procurer aux novices un maître de grammaire et de faire remettre en état le dortoir, l'infirmerie, les autres bâtiments et surtout le beffroy de la tour, tellement en ruine, qu'on n'ose plus sonner les cloches.

Les Chanoines de Saint-Maurille d'Angers font dresser le 27 juillet 15331 un procès pour constater leur opposition à la visite de leur église par les délévués de l'Évèque : ils déclarent qu'il doit la faire en personne (‘).

Les É vèques avaient aussi quelquefois des difficultés avec les laïques :

Le 10 septembre 1619 messire Guillaume (Fouquet de la Varenne), évêque d'Angers, voulant faire sa visite dans l'église de Sainte-Croix de Beaupreau (), trouva la porte fermée et Me Jacques Picheri plus ancien chanoine se présenta sans ornements ecclésiastiques à l’ Évêque, le suppliant comme chapelain du duc de Retz de n'entreprendre aucune ion sur la dicte Chapelle.

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