dbidem, 1, p
Œbapitre i. — L'Œvêque. 49
A Saint-Alnan, dont le manoir, nommé /a Salle, tombait en ruines dès le milieu du XVIe siècle, Foulques de Mathefelon convoquait en plein synode (en 1327) ceux qui avaient à se plaindre des officiers de sa curie (').
Ramefort faisait partie de la dotation de l'Évéché : le château, augmenté «d'## bon fors et gros logis » par Jean de Rély (1491 à 1490), fut abattu au XVIII siècle; il n'en reste plus trace (').
Véllevêéque était une châtellenie du domaine de l’évéché. Le château existait dès le NII siècle: restauré plusieurs fois notamment par Hardouin de Bueil (1374 à 1439) pour 1000 écus d'or, et par Jean de Beauveau (144$ à 1479), il existe encore (°).
Eventard fut donné à l'évêché d'Angers par Robert de Chaufour. En 1280, Nicolas Gelant y éleva un château, plusieurs fois restauré et embelli par ses successeurs, François de Rohan, Guillaume Ruzé, Michel le Peletier, Michel Poncet de la Rivière (+). Le pavillon d'entrée subsiste seul. Les anciens évêques d'Angers préférèrent cette demeure à toutes les autres, à cause de son voisinage de la ville et de sa belle position.
Telles étaient les résidences momentanées de nos prélats avant la Révolution: toutes furent vendues nationalement.
En dehors de ces châteaux, quelques évêques séjournaient dans d'autres localités du diocèse. Ainsi Michel de Villoiseau se retirait volontiers au prieuré de la Haie des Bons- Hommes ; le cardinal de Rohan affectionnait le château du Verger, manoir de sa famille : Gabriel Bouvery habitait souvent l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers, qu'il avait en commende et y mourut en 1572 ; Fouquet de la Varenne séjournait fréquemment au prieuré de Lesvière, et Mgr Arnauld passait chaque année quelques semaines à Morannes, dass 1 logis de Grignon (dont il reste quelques parties du XV" siècle) chez son secrétaire Musard.
La manse épiscopale ne possédait plus après la Révolution les villégiatures si agréables de Villevéque et d'Éventard. Mgr Montault acquit à Angers même un petit pavillon, enveloppé dans l'ancien jardin des moines de Lesvière, dans lequel il passait presque chaque jour quelques heures, dans la belle saison. Son successeur, Mgr Angebault, y ajouta une partie des terrains voisins et fit construire une très belle maison de campagne, dans une position unique au-dessus de la Maine et qui a le grand avantage de n'être pas à plus de dix minutes de la cathédrale. C’est là que s'est retiré Mgr Rumeau (5). \iais bientôt la loi de la Séparation en a dépouillé l'évêque d'Angers : cette belle propriété, attribuée aux Hospices d'Angers, mise en vente en 1913, a été rachetée par Mur Rumeau, pour la somme de 50.050 francs.
On ne sera pas surpris que je ne fasse pas ici un tableau de la vie de nos anciens évêques (‘); ce serait me lancer dans des développements étrangers à mon travail. Je dirai seulement quelque chose de leurs wsi/es dans le diocèse, des ordinations des synodes, des mandements et des rapports de l'Evéque avec le Chapitre.
. Dictionnaire Historique et Biographique de Maine et Loire, 11, p. 330. . Jbidem, VI, p. 222.
Le Palais É biscopal d'Angers, p. 67.
. Dictionnaire Historique et Piographique de Maïne et Loire, 1], p. 131. . Expulsion violente de l'Évéché le 13 décembre 19c6. . Le Palais Ébpiscopal d'Angers, voir la 5° partie, p. 314 et suivantes.
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MONUGRAËHIE DE LA CAYH. D'ANGERS, — IV 7
50 @onograpbie de la cathédrale d'Angers.
V'isites pastorales.
Le Breviculum fundationts ct series Abbalum sancti Nicolat Andegavensis ('). composé par frère Laurent Le Peletier, licencié en droit, moine et sacristain de Saint-Nicolas, nous donne (°) le plus ancien document que je connaisse ; il est de 1242:
Concordia pro Procuratione petita ab Episcopo Andegavensi ratione visitationis.
Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis. Michael de Villoiseau Divina permissione Andegavensis Episcopus. Salutem in Domino.
Noveritis quod cum nos a viris Religiosis Abbate et Conventu Bcati Nicolai iuxta Andegavum, Procurationem ratione visitationis debitam in præfato Monasterio nobis pcteremus impendi. Abbate et Conventu prædictis. proponentibus ex adverso, quoad procurationis prædictæ solutionem minime tenerentur: ut pote qui cam non solverent temporibus retroactis, et præcipue cum Andegavensis Episcopus domos proprias adeo confines haberet Monasterio memorato, quod visitatione peracta ad ipsas tempestive ac sine incommoditate reverti (‘). Tandem inspirante supernæ providentia pietatis sedata fuit materia quæstionis in hunc modum, videlicet quod nomine Procurationis quæ ratione visitationis debetur, solvent dicti Abbas et Conventus nobis, et successoribus nostris sexaginta et decem.solidos semel in anno in Synodo Penthecostes. quam visitationem ante predictum terminum faciemus nos et successores nostri cum nostræ sederit voluntati, et videbimus expedire. Âlias ad prefatam solutionem dictorum sexaginta et decem solidorum illius anni prefati. Abbas et Conventus minime teneantur. Sciendum quoque quod nos et successores nostri pro prefata Procuratione amplius ipsum sexaginta et decem solidos supradictos qui semel in anno debentur termino prenotato exigere non poterimus licet nos plurics contingerit visitare... Actum anno Domini 1242. Mense iunio.
Les Chapitres contestaient quelquefois à l'Évéque ct méme à l'Archevèque de Tours le droit de visite. Ceux de Saint-Pierre, de Saint-Jcan-Baptiste, de Saint-Maurille et de Saint-Mainbœuf d'Angers obtinrent en décembre 1258 l'exemption du droit de visite que Vincent, archevéque de Tours, prétendait avoir sur eux (+).
Le 9 janvier 1297, Guillaume le Maire, évéque d'Angers, dut prêter le serment de fournir € bonxm concilèum et fidele » aux chanoines de la collégiale de Saint-Laud, quand il visita leur église pour la première fois, comme l'avait fait son prédécesseur.
En 1467, le secrétaire du chapitre est chargé dc la rédaction des lettres, de noter les
visites ct les ordinations, le siéve vacant (°).