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Œhapitre i. — L'Œvéque. 63
réformation des mœurs (‘), résle ce qui suit dans le chapitre IX : & Il est défendu de faire € aucune assemblée, huées et sonneries par dérision. avec battement de bassins, poëles, € chaudrons, cloches et choses semblables, qu'on appellait Churivary, devant les veuves, € qui se remariaient, à peine d'excommunication et autre peine arbitraire. On menait au- € cune fois dans un chariot variant et branlant où a reculons sur un âne le nouveau marié, € ayant une mitre de papier de couleur sur la tête aux marchés, places publiques, piloris, € où on le retenait pour qu'il entendît les mocqueries, discours et chansons faites contre € luy. On faisait la mème chose aux safraniers, banqueroutiers et à ceux qui se laissaient € battre par leurs femmes : on les appelait #75. »
En 1467, le siège épiscopal vacant, un Synode général est tenu à la cathédrale d'Angers le jeudi d'après la Saint-Luc «aucéoritate dominorum Decani et Capituli» sous la présidence de Jean de la Vignole. Seuls, les abbés de Saint-Serge et de la Roë y assistent, les autres s'étant excusés (°).
Les grands vicaires de François de Rohan tinrent Synode dès 1491, puis en 1502, 1503, 1504 et 1505. L'Évèêque présida lui-même ceux de la Pentecôte et de la Saint-Luc 1507. Les assemblées Synodales se firent exactement pendant tout son épiscopat, c'est-àdire jusqu’en 1532 : il en présida personnellement 17 et les grands vicaires 22.
Son successeur, Jean Olivier, fut exact à convoquer le Synode ; celui de la Saint-Luc 1537 fut marqué par la dégradation de Jean de Rivières, prêtre du diocèse. Le dernier Synode de Jean Olivier eut lieu à la Saint-Luc 1539
Gabriel Bouvery, élu évêque en 1540, n'ayant fait son entrée qu'en 1542, ses grands vicaires tinrent quatre Synodes : lui-même présida ceux de la Pentecôte et de la Saint-Luc 1543, et huit autres, le dernier à la Saint-Luc 1565.
Guillaume Ruzé (1572-1587) suivit l'exemple de ses prédécesseurs, maïs les actes de ses Synodes, sauf ceux de l'année 1386, ont été perdus (°).
Le Synode de la Saint-Luc 1388 est convoqué par les rands vicaires, Mgr Miron n'étant encore qu'élu (+).
L'année suivante, le nouvel évêque condamne les curés absents sans excuse légitime, à un écu d'amende, applicable à la construction de l'église des Capucins (*). En 1590, il défend aux laïques d'assister aux réunions du Synode à cause du bruit qu'ils y faisaient : en 1595 il interdit la quête de l'Aguil/anneuf, source de véritables abus et la sonnerie des cloches pendant toute la nuit de la commémoration des Défunts (*}. Ce fut le premier Synode rédigé en français. Cet évêque tint un grand nombre de Synodes lui-même ou par ses grands vicaires : les statuts figurent dans le recueil de 1680.
I. Histoire et Antiquités de la ville d'Orléans, par François le Maire, 1648, p. 222.
2. Archives de Maine-et-Loire. Série G, N' 10, fol. 43. — M' l'abbé Durville, dans le catalogue de la Bibliothèque du Musée Dobrée, T. 1, Manuscrits, N° XV. signale un cahier, écrit au XV° siècle, comprenant 15 folios. Il débute ainsi: Ac incipit Quaternus Synodalis secundum usum Andegavensem pro parochionali Sancti. ejusdem dio-esis. Voilà le type de ce OQuaternus Synodalis, dont il est si souvent question précédemment et qui fut remplacé par les recueils imprimés à différentes dates.