‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 52 sur 212 · Statuts du dioc. d'Angers, 1680, p · texte numérisé non relu

Statuts du dioc. d'Angers, 1680, p

78 @onographie de la cathénrale D'Angers.

à raconter les obsèques de Fouquet de la Varenne (‘), 13 janvier 1621, ni celles de Claude de Rueil (‘}), voici seulement le résumé de ce que Lehoreau nous dit de celles d’'Henry Arnault dans son Cérémonial, liv. IT, pp. 74 et suiv.

Bentu Arnaud reçut le saint viatique et l’extrême-onction des mains du doyen M. Claude Degan, le 7 janvier 1692, et trépassa le lendemain à l’Évêché, à l’âge de quatre-vingt-quinze ans, après quarante-trois ans d’épiscopat. Aussitôt après l’apposition des scellés sur les meubles du défunt, par le Lieutenant-général, eut lieu la recommandation de l’âme, à 7 h. 1/2. De 8 à 10 h. toutes les cloches de la ville sonnèrent le #répassement de Mgr l’Évêque. Et l’on commença à chanter des services solennels. Dans la journée, les communautés religieuses vinrent à l’Évêché pour le Subvenite, les Bénédictins de Saint-Aubin les premiers. Le lendemain, après que le corps du défunt eut été lavé par des prêtres délégués ad hoc par le Chapitre, il fut descendu de la chambre épiscopale dans la salle du Clergé et mis sur un lit d'honneur, revêtu des habits pontificaux. Onze cierges de cire jaune brûlèrent tout autour. C’est, dit Lehoreau, ce qu’on appelait la Chambre ardente. — Le Chapitre alors s’assembla et nomma quatre grands vicaires chargés d’administrer le diocèse Sede vacante. — Te lendemain et les jours suivants, des messes de requiem furent chantées à la cathédrale, à l’autel S. Sébastien, en la Chapelle des Évêques (*), pendant que des prières et des suffrages étaient récités autour du corps par les compagnies de la ville, qui, sans y avoir été invitées, vinrent spontanément témoigner leurs regrets et donner l’eau bénite. Les abbayes, prieurés, chapitres et paroisses, d’heure en heure, se relevaient pour chanter les suffrages à leur tour. — Les vigiles solennelles furent célébrées le vendredi suivant, et le lendemain samedi eut lieu la sépulture. A 9h. 1/2 la procession mortuaire se mit en mouvement. Après la messe solennellement célébrée, le corps d’Hen:; Arnault fut descendu, suivant ses dernières volontés, dans une fosse murée, au bas de l’escalier qui mène de la cathédrale à l'évêché (“).

Au XIX" siècle, quatre évêques d'Angers furent enterrés dans l’église Saint-Maurice. Leurs cercueils reposent sur des tréteaux de fer dans le caveau qui avait été construit au XVIIT* siècle pour la sépulture des chanoines. Ces évêques sont Ngrs Montault, Paysant, Angebault, Freppel et Baron, le premier, le troisième et le quatrième décédés en leur ville épiscopale, le second à Bocé, au cours d’une tournée de confirmation, et le cinquième à Paris. Mgr Montault, Mgr Angebault, Mgr Freppel, qui moururent à Angers, furent embaumés et exposés revêtus de leurs ornements épiscopaux sur un lit de parade, entourés de cierges, dans la chapelle basse de l’Évêché. D'heure en heure les communautés religieuses de la ville se succédèrent pour monter une garde d’honneur et réciter l'office des morts. Tout le temps que dura l’exposition funèbre, des messes furent célébrées, chaque jour, pour le repos de l’âme du défunt dans la chapelle de l’évêché et à la cathédrale, et des foules de fidèles ne cessèrent de défiler devant la dépouille de l’évêque. Plus d’une fois; il y eut des incidents qui impressionnèrent vivement ceux qui en furent les témoins. Ainsi, quand fut exposé le corps de Mgr Freppel dans la chapelle basse de l'évêché, on vit des officiers tirer leur épée pour la faire toucher à la figure de l’évêque patriote, qui avait si bien parlé au roi de Prusse dans la lettre fameuse qu’il lui envoya, quand il fut question de céder à l’Allemagne l’Alsace et la Lorraine.

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