‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 53 sur 212 · Bibl. m. d'Angers. N. 152, p · texte numérisé non relu

Bibl. m. d'Angers. N. 152, p

3. L. de Farcy, Monogr. de la Cath. d'Angers, W, p. 25. 4. L. de Farcy, Monogr. de la Cath. d'Angers, IT, p. 180.

Œbapitre i. — L'Œvêque. 79

Le jour des obsèques arrivé, une procession s’organisait à laquelle prenaient part les enfants des écoles de la ville, des collèges et pensionnats, les autorités civiles, judiciaires et militaires, l’Université, les prêtres accourus de tous les points de la ville et du diocèse, des chanoines étrangers, les membres du Chapitre de Saint-Maurice, les vicaires capitulaires, précédant le corps du défunt, et par derrière les membres de la famille épiscopale suivis d’une foule immense. Et le cortège s’avançait lentement et revenait au chant des psaumes, de l’évêché à la cathédrale par la rue Montault, la place Sainte-Croix, la rue St-Aubin, les boulevards de Saumur et du roi René, la rue des Lices ou la rue Toussaint. Si l’évêque était mort à Angers, son corps était porté sur un lit d'honneur, surmonté d’un dais, par des prêtres et des laïques, ou bien, et ce fut le cas pour Mgr Freppel, sur un corbillard traîné par deux chevaux noirs richement caparaçonnés et empanachés.

Au retour, à la cathédrale, était chantée solennellement la messe des morts, à la fin de laquelle un évêque ou un chanoine faisait l’oraison funèbre du défunt. Après les trois absoutes, dans l’après-midi, en présence du Chapitre, toutes portes closes, le corps était mis dans un cercueil scellé du sceau de l’église et de la ville et descendu au caveau.

Pour la circonstance, la vieille église Saint-Maurice était somptueusement parée de tentures funèbres. Rien de plus impressionnant par la majesté de son décor que l’aspect qu’elle présenta aux obsèques de Mgr Freppel. Les murs de !4 nef et du transept avaient été tendus de draperies noires jusqu’au niveau des galeries. Dans la partie haute, des anges volants, de grand style, supportaient les armes ou les initiales du défunt et sur de grands écussons à bordures vieil argent étaient inscrits les principaux événements de sa vie. Aux énormes piliers qui supportent la retombée des voûtes étaient accrochées de splendides oriflammes noires, portant à leur partie supérieure en belles lettres capitales d’or les divers versets du Dies ire où du De profundis. Devant le maître-autel, paré d’un magnifique antipendium et de riches tentures, tout éblouissant de la lumière de gros cierges ornés de taques armoriées, pendait de la voûte une immense bannière noire, de dix mètres de long, richement ornée et portant une inscription de circonstance. —- Dans la nef s'élevait un immense catafalque surmonté d’un dais d’où pendaient, de la façon la plus gracieuse, de belles tentures élécamment relevées à leur retombée, tout étincelant de lumières, et aux quatre coins se dressaient d'immenses torchères sur lesquelles brasillaient des flammes vertes. C’était vraiment grandiose et sortant de la banalité.

he 2e 2h 2h 2h 2e 2e 2e he 2e 2e 2 2 te 2e ce 2 2e ee 2 2e 8e ee ee

Page 1