‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 57 sur 212 · LE HAUT CHŒUR · texte numérisé non relu

LE HAUT CHŒUR

Les membres du Chapitre : dignités et prébendiers occupaient, à l’office, les hautes stalles du Chœur, d’où leur nom d'officiers du Haut Chœur. Du côté droit prenaient place le Doyen, le grand Archidiacre, le Chantre et le Pénitencier. — Du côté gauche, le Tré- | sorier, les Archidiacres d’Outre-Loire et d’'Outre-Maine, le Maître-École. — Les chanoines étaient à droite ou à gauche, suivant le numéro de la prébende dont ils étaient titulaires. — Cf. le plan du Chœur, avec l'indication des places respectives. — A/onographie de la cathédrale d'Angers, t. YA, p. 33.

Les Dignités avaient, chacune, deux chaires ou stalles au Chœur, l’une qu’elles occupaient, les jours de fêtes et quand elles officiaient. Si une Dignité moindre faisait l'office, les autres, d’un rang supérieur, devaient prendre leur chaire de dignité. Ainsi, quand le Maitre-École présidait quelque cérémonie, où il n’y avait pas de /étage, et prenait sa chaire de dignité, le Trésorier et l’Archidiacre d’Outre-Maine dans ce cas, occupaient aussi la leur (°). ; ;

Le Doyen. — La dignité de Doyen, la deuxième de la ville, était de fondation très ancienne. Elle existait déjà du temps de l’évêque Rainon (881-906). Un certain Baso est cité comme doyen dans un document qui est de 886 ou de 888 (*). — Élu par les chanoines, et confirmé par l’archevêque de Tours, ou, sede vacante, par les grands vicaires de l’église métropolitaine, le Doyen présidait au Chœur, et, toutes les fois qu’il jugeait à propos de monter à sa stalle de dignité, il recevait les honneurs dus à son titre. Il présidait les assemblées du Chapitre ; mais il n’y avait pas voix prépondérante. « Il n’avait que sa voix comme chanoine quand il était à la fois doyen et chanoine » ; il donnait le premier son avis et recueillait les voix après chaque délibération. « Chef du Chapitre, il était un chef sans pouvoir (*). »

Le Grand Archidiacre. — Archidiaconus Urbis, — archidiaconus cardinalis, il était comme le vicaire de l’évêque. Il faisait pour lui les visites des paroisses de son ressort, où il avait le droit de connaître les affaires provisionnelles et qui devaient se juger sur-le-champ. Il assistait, en qualité de diacre, Mgr l’Évêque d'Angers, toutes les fois qu’il officiait à la cathédrale in pontificalibus. C'était lui qui présentait les clercs appelés aux saints ordres. Il avait dans le ressort de son titre les Archiprêtrés de Bourgeuil, de la Flèche et du Lude. Il avait ses revenus à lui, séparés de ceux de son domaine particulier, « outre les droits de prestation et de visite qu’il percevait sur les curés de son district(*)». — Quand il était

appelé à signer un acte, il le signait avant les deux autres archidiacres, et quelquefois avant le doyen (*). |

1. Arthaud, Bibl. m. d'Angers, 671, 2° section, p. 11. 2. Chan. Urseau, op. cit., n° XIV.

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