‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 66 sur 212 · Bibl. m. d'Angers. M Arch. de M.-et-L. — G · texte numérisé non relu

Bibl. m. d'Angers. M Arch. de M.-et-L. — G

2. Arch. de M.-et-L — Bibl. m d'Angers. M'° 890, p. 50.p. 50.

3. Thorode, Notice de la ville d'Angers, avec notes de l'ablié Longin, p. 98. 4. Bull. mon., 1857, p. 262.

Œbapitre ii — Le Chapitre de Saint-Maurice D'Angets. 89

« ils portaient crêpes, boucles noires et rubans blancs. » — Les jours de grande cérémonie, les dignités portaient la soutane rouge, comme les cardinaux ; mais sous le surplis seulement, pas sous le camail (*). — Les chanoines avaient la soutane violette. Forcés, un moment, de renoncer à ces couleurs de la prélature, non sans protester de l'habitude et du droit, ils finirent par les reprendre. — Le 1°” juin 1767, le Maître-École écrivait aux chanoines du Mans pour les remercier de la lettre où ils donnaient avis à MM. d’Angers qu’ils avaient repris la soutane violette, suivant l’ancien usage (*), eux aussi. Forts des mêmes droits, le grand archidiacre, au nom de ses confrères, écrit, le 12 février 1768, à M. le révérend évêque d'Angers et lui demande son agrément pour que les chanoines de Saint-Maurice reprennent la soutane violette aux grandes cérémonies. Le 13 août suivant, l’Évêque faisait droit à la requête et permettait aux chanoines de reprendre la soutane violette « avec parements, boutons et boutonnières de soie rouge », les jours de fêtes solennelles, de fêtages des dignités, et pendant l’octave du Sacre.

Par dessus la soutane, MM. du Chapitre, dignités et simples chanoines, portaient l’amict et l’aube. — L’amict, en fin lin, était orné à la partie supérieure, qui se rabattait autour du cou, « d’une pièce de brocart ou de broderie de couleur convenable, plus longue que carrée, et semblable aux quatre pièces qu’ils avaient sur chacune des manches de l’aube et au bas de cet habit, devant et derrière (*). » Ces cinq pièces représentaient les cinq plaies de Notre-Seigneur. Celle de l’amict, d’après certains auteurs, s'appelait la couronne d’épines. À l'office, les deux archidiacres d’Outre-Loire et d'Outre-Maine ôtaient de dessus leur tête leur amict, du commencement du canon à la fin de la communion.

À certaines cérémonies, les dignités et les chanoines portaient la chape à orfrois et chaperons de broderies aux couleurs du jour. Pour maintenir le vestiaire en état, il avait été décidé, du temps de Nicolas Gellent, en 1272, que chaque chanoine serait tenu de donner à l’église une chape de soie du prix de 12 1. (*), dans les trois ans qui suivraient la prise de possession de sa prébende. Si le chanoine, avant la fin des trois ans, passait sa prébende à un autre, il devait quand même satisfaire à son obligation. S'il venait à mourir, ses héritiers payaient les 12 1. en argent. — Quelquefois, les chanoines s’acquittaient de leur redevance en concourant à l’acquisition de quelque objet d’art, mais, après accord avec le Chapitre. — Au XVIII siècle, comme certaines dignités et quelques chanoines avaient pris l'habitude de ne pas se conformer à l’usage, M. Cassin, chanoine fabriqueur, rappelle, pour mettre fin à l’abus, les décisions capitulaires de 1272, 1482, 1634, 1647, 1658, 1679 et 1693, et il fut décidé que, « conformément à l’usage admis de tout temps, chaque dignité ou chanoine paierait le jour de sa prise de possession, outre 25 1. distribuées aux psalteurs et officiers, la somme de 200 I. en plus dans le délai de 3 ans, à moins qu’il ne donne une chape de même valeur (°). »

S'ils ne portent pas la chape à l'office, les dignités et chanoines mettent par dessus la

1. Bibl. m. d'Angers, M°* 656, I. Certificat est envoyé à MM. les chan. de N.-D. de Paris par lequel MM. les dignit. et chan. d'Angers déclarent porter « vestes purpureas, in festis solemnibus ». — 22 juillet 1574.

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