Bibl. m. d'Angers. M
2. Bibl. m. d'Angers. M°* 656, t. T, p. 20%. — Voici, d'après Lehorcau, quels étaient les frais de réception d'un chanoine de son temps. — Étaient dus à la Fabrique pour la distribution, 225 l.; — pour l'acte du secrétaire, 12 L; — pour le contrôle de l'acte, 6 1. 10 ; — au sacriste, 12 1. ; — au s. sacriste, 6 1.; — au Grand Enfant de chœur, 6 1.; — pour tous les Enf. de chœur, 6 1.; — pour les deux grands Bedeaux, 12 1.; — aux deux petits Bedeaux, 6 1; — au souffleur d'orgue et au dindelier, 2 1.; — aux garçons du sacriste, 6 1.; — aux sonneurs, 3 1. 16 s.; — au suisse, 3 1. —
Total : 304 1. 14 s. — Cf. Arch. Nat. }’. 2304, p. 1051-1057. — Cart. XXITI-XV.
g2 @onographie de la cathèdralc D’Angers.
se mettait à genoux devant la vénérable assemblée, faisait les serments prescrits et jurait sur les Saintes Évangiles « de les garder et observer ». Cela fait, les chanoines commettaient trois d’entre eux pour le mettre en possession.
Le nouveau chanoine, accompagné des trois délégués et du notaire du Chapitre, sortait pour revêtir les habits d'église conformes à la saison: « sçavoir, depuis les secondes vêpres de la Toussaint jusqu’au samedi de Pâques, à midi, un rochet, une chape noire portant passements de velours noir, rouge ou violet et un capuchon bordé de noir. Du lundi de Pâques aux deuxièmes vêpres de la Toussaint, le surplis, l’aumusse et le bonnet carré. » Il était mis en possession par les délégués du Chapitre qui le conduisaient au Chœur, le faisaient asseoir dans sa chaire de dignité, si c'était une dignité, ou dans la dernière des stalles hautes, du côté de sa prébente, s’il était dans les ordres sacrés, sinon dans l’une des chaires basses du fond du chœur. Alors, le plus ancien des députés du Chapitre disait à haute voix qu’on le mette en possession de la prébende, que tenait son prédécesseur, en vertu des provisions qu’il avait à la main.
Le dit récipiendaire était ensuite conduit devant le Reliquaire, près du tombeau du Roi René, où il faisait une courte prière à genoux. Il allait après baiser l’autel de S. René et donner une pièce d’argent au grand enfant de chœur. Puis, il retournait au Chapitreï avec les délégués qui déclaraient l’avoir mis en possession. Il donnait à tous les chanoines présents le baiser de paix, que tous lui rendaient. Il commençait par le Doyen, passait au Grand Archidiacre et à tous ceux qui étaient du même côté. Il allait ensuite au Trésorier cet à tous ceux qui le suivaient. — Dès lors, si le récipiendaire était pourvu d’une dignité ou d’une prébende, «il prenait aussitôt séance de dignité. S’il n’était qu’un simple chanoine, il prenait place après tous ceux qui étaient de même ordre que lui. S’il n’était que simple clerc, il sortait du Chapitre, et on lui déclarait que, dès qu’il serait sous-diacre, diacre ou prêtre, on lui donnerait la place à laquelle il avait droit et voix délibérative avec les autres chanoines capitulaires (*). »
Le nouveau chanoine, après sa réception, avait à faire sa Rigoureuse. 1 la commençait quand il voulait, en avertissant le Chapitre. -— La rigoureuse d’un chanoine était de six mois de vingt-huit jours. Pendant tout ce temps, le chanoine était obligé d’assister, tous les jours, à l’une des trois grandes heures, depuis le commencement jusqu’à la fin, c’est-à-dire à matines et à laudes, ou à la grand’messe ou aux vêpres de l'office du jour. Si le chanoine en rigoureuse manquait, le même jour, trois grandes heures de l'office, il avait à la recommencer. — S'il tombait malade pendant ce temps-là, les jours de maladie comptaient ; mais il devait fournir au Chapitre une attestation authentique des médecins à laquelle ses confrères pouvaient et devaient ajouter foi. La rigoureuse finie, le nouveau chanoine en avertissait le Chapitre. Tout le temps qu’elle durait, il ne présentait à aucun bénéfice en raison de sa prébende ; si le cas arrivait, le chanoine semainier le remplaçait.
Le chanoine qui faisait sa rigoureuse avait à faire aussi sa gracieuse. Celle-ci était de six mois de vingt-huit jours. Pendant ce temps, il était obligé à l’une des trois grandes heures du jour ; mais il pouvait interrompre sans inconvénient sa gracieuse. S'il manquait un jour de s’y conformer, il ajoutait ce jour au nombre de rigueur, après les six mois bien comptés (*).
Corbelliers, Maires-Chapelains et Chapelains. — Pour la réception des Corbelliers, des Maires-Chapelains et des Chapelains on faisait lecture au Chapitre de leurs provisions,
1 Lchoreau, Cérém. de l'Église d'Angers. — Bibl. m. d'Angers. M*" 671. Sect. 19, p. 86 (G. Arthaud). 2. Lehorcau, Cérém. de l'Église d'Angers.