‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 96 sur 212 · EE AR A TE TRE I TRE RS TR TR RTL LES T · texte numérisé non relu

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4 ORSQUE la vie commune eut cessé au Chapitre de Saint-Maurice, une institution curieuse, celle des /é/ages apparut, dès le XIT° siècle dans notre église cathédrale, « sans cesse attaquée par l’Évêque et les dignitaires ou les chapelains qui la devaient, sans cesse revendiquée par ceux qui en profitaient et qui, frustrés de temps à autre de ce a El qu'ils appelaient leur droit, recouraient aux tribunaux du Roi qui PGM remettaient les choses en place ».

En dehors du festin de bienvenue qui suivait la cérémonie de son sacre, l’Évêque devait les fétages cinq fois par an, à Noël, au Jeudi-Saint, à Pâques, aux fêtes de S. Maurice et de S. Maurille. Dix-neuf fêtages étaient dus par les huit dignités, par le dernier chanoine nommé, au moment où il prenait possession de sa stalle au chœur. « C’était une dépense qui n’était pas mince que celle de donner à vivre à près de 200 personnes, dignités, chanoines corbelliers, chapelains, psalteurs, enfants de chœur, à titre de chanoinie, à cause de la prébende qui avait été affectée à la psallette, clercs de chanoines, etc. ». C’est pourquoi rien n’était abandonné au hasard ; tout était réglé dans les plus petits détails.

Les Fêtages de l’Evêque. Les assistants étaient reçus par l’Évêque à l'Évêché, dans la belle salle du 7'ax. De grandes tables parallèles au mur, y étaient dressées à cet effet. L'Évêque avait sa place au milieu de celle de la petite salle, face à la grande. Les convives étaient assis d’un seul côté des tables, sur des bancs, le long des murs. Le côté tourné vers le milieu des salles restait libre pour le service. Avec le temps, l’Évêque donna souvent les fêtages, après en avoir obtenu la permission des chanoines, dans l’ancien réfectoire du Chapitre, où il y avait encore, en 1373, « trois tables de 20 pieds de long chacune sur 4 de large. » Il y en avait autrefois huit, autant que de dignités, quatre de chaque côté de ce grand appartement (').

Les convives devaient venir au festage en chape et en surplis. — « L'Évêque était servi seul à son plat. Si, pour une raison quelconque, il était remplacé, le doyen ou tout autre dignitaire, présidant à sa place, était servi, lui aussi, seul à son plat. — Les dignités et chanoines étaient servis deux à deux au même plat par leurs clercs, qui dinaient après leurs maîtres du même plat. — Le grand corbellier et les autres corbelliers, les maires-chapelains, les chapelains, les sous-chantres, de même deux à deux à chaque plat, servis par les appariteurs de l’Évêque, qui dinaient après eux du même plat. — Les autres officiers, le maître de psallette, le maître de musique, le maître de grammaire et les quatre enfants

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