‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 97 sur 212 · I. Bibl. m. d'Angers. M°° 648, p · texte numérisé non relu

I. Bibl. m. d'Angers. M°° 648, p

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Œbapitre 0. — Le Œbapitre de Saint-Maurice et les fêtages. 123

de chœur, quatre à chaque plat. — Les quatre officiers à l’autel, les deux diacres et les deux sous-diacres, les deux grands bedeaux, les deux ponctueurs, les sacristains et les sonneurs étaient aussi des fêtages. Étaient également invités un religieux de Saint-Serge, servi avec le dernier chanoine nommé qui faisait la lecture, un religieux de chacun des quatre ordres mendiants, servis ensemble ainsi que les quatre sergents de la prévôté (').

Un singulier personnage était encore des fêtages de l’Évêque, le Bourreau. « Il venait au milieu du repas, vêtu d’une casaque mi partie rouge, mi partie noire, ouvrait les portes de la salle, les refermait, s’avançait sans mot dire, prenait un plat isolé des autres et partait en courant et refermant de nouveau les deux battants des portes (?). »

Tous ceux qui avaient droit de venir aux fêtages de Mgr l’Évêque devaient sans manque y assister. L'abbé de Toussaint fut blâmé un jour de s’en être abstenu (°).

Et il n’était pas possible d'apporter quelque diminution à ce repas es « Deux chanoines étaient délégués par le Chapitre pour avoir l'œil au menu (“).»

« À Noël, chacun plat doit être et de temps immémorial à été garni d'une belle et honnête pièce de bœuf.et d'un quartyier de mouton avec la moutarde en écuelles. L'Évêque doit ensuite le rôti ; et doit chaque plat de rôti servi devant les chanoines, cotbeilliers, maires-chapelains et sous chantres être garni d'un rognon de veau, ou d'une poitrine, demi ouaye, un chappon, un connin, une perdrix et une osée (bécasse), tout à une sauce nommée la Sauce cameline*, tout le rôti servi sur un seul plat. »

« Pour les autres chapelains ordinaires et les officiers du Chapitre, chaque plat doit être garni d’un demi rognon de veau ou d'une épaule de veau, chappon, connin, quartier d'oie, ossée (ou bécasse) et perdrix, et au lieu de perdrix et bécasse, à défaut de l'une, sarcelle, le tout d’une même sauce.

« Pour le dernier mets : pain, vin blanc et clairet, tant qu'il en plaît aux assistants.

« Au Jeudi-Saint : potage de lamproie ; pour bouilli, carpe, brochet, brème et allose; un plat de brochet rôti: pour le dessert du riz. | ‘

« A Pâques, pour le plat des doyens et chanoines, corbeilliers, maires-chapelains et chantres, une pièce de bœuf bclle et honnête, avec une pièce de mouton à chaque plat ; pour rôti un quartier de chevreau, un rognon de veau ou une poitrine, deux poulets, deux pigeons et un lapereau, le tout à la sauce cameline. L

« A la St-Maurille, si c'était un jour de chair, même viande qu'à Noël, s’il venait à jour de poisson, carpe, brochet, barbeau et brème à la sauce rapée, pour rôti brochet cuit au four ou sur le gril et, à la fin, du riz.

€ À la St-Maurice, c'était comme à la St-Maurille. > ù

Au commencement du repas, le Doyen s’avançait vers l’Évêque et, s’inclinant, disait Benedicite. L'Évêque répondait Dominus, puis bénissait les tables. — Alors le plus jeune des chanoines comme nomination, venait, à son tour, dire au prélat, en faisant une révérence : /ube Domine benedicere, et, après avoir reçu la bénédiction de Révérend Père en Dieu, Mgr l’Évêque, commençait la lecture de quelque chapitre de la Bible ou de l'Évangile.

Après le repas de fêtage, ce qui restait des plats était à l’instant donné aux pauvres qui attendaient à la porte de l’Évêché ou du. Chapitre. Le président entonnait les grâces. L'assemblée répondait par des psaumes et se rendait à l’église pour achever les prières et l’on chantait les vêpres.

La condition essentielle pour assister aux dits fêtages était d’avoir pris part à tous les

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