‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 125 sur 359 · Fabrique, t. LIT, p · texte numérisé non relu

Fabrique, t. LIT, p

2. On ne se douterait pas, que la bande étroite de jour qui sépare les tours ait 1"75.

3. La tour n’est pas carrée, elle a dans l’intérieur 6 mètres de large et 5"25 de profondeur.

4. On lisait sur son épitaphe : .… € Post hæc, cum turris media, flammis incensa, corruisset, viginti supra ducentos aureos protinus restituit:.. }

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Les Statues de Saint Maurice et de ses Compagnons

Œbapitre vi. — Les Liochers. 85

les travaux. Cet insigne bienfaiteur n'eut pas le plaisir de voir l’œuvre terminée, il mourut auparavant (').

€ Jean de Lespine, dit M. Palustre (*), changea la physionomie de ; parte centrale en substituant à l'ancien pisnon une décoration pittoresque. Toute la largeur entre les deux ours fut remplacée par une série de niches, que séparent des pilastres, chargés d'arabesques... Le nombre des divisions est trop considérable pour l'espace occupé et même en employant alternativement un grand el un petit pilastre, on n'est arrivé qu'à créer de véritables rainures. Slalues et dais débordent donc à droite et à gauche, ce qui produit une certaine confusion. L'encadrement, que l'on semblait tant tenir à conserver, n'a plus de raison d'être. Le savant auteur de la Xenaïssance ajoute en note que Aacé Bryand ayant reçu mission en 1510 de décorer le pignon (?) n'avait aux côtés du chef de la légion thébaine, rangé que trois gens d'armes seulement. Ces quatre statues mutilées en 1533 furent sacrifiées au moment de la reconstruction, dont nous parlons... »

Les premières observations de M. Palustre sont fort justes : il y a excès de richesse, surabondance de sculpture et confusion dans cette partie de la façade, surtout quand on la compare aux ‘arcatures romanes des deux tours voisines, si nobles et si simples à la fois.

Quant aux statues de A/acé Bryand, elles n'avaient jamais figuré au pignon de l’église, comme le prétend M. Godard (auquel M. Palustre emprunte cette erreur) (:), mais bien sur les quatre lucarnes de la flèche du côté de l'évêché. Voir page 73.

Revenons au grand mur, construit au-dessus de la fenêtre de pierre.

Voici le marché des statues placées sur « Z pan de muraille devers le parvis (*) »

XI Mai (M) Ve XXXVIT. luudt huit ymaiges de sept pieds de long chacune, qui seront sainct Maurice et sept ses compaignons en costes darmes ayant espées, lances el pavoys de longueur selon les. ét proportions d'ymaices et selon le devis qui sera barllé par Jehan Delespine, Roland Lagout, il aura pour chascune ymaige VIII L

Six des figures sont l'œuvre de /ean Giffart (°), et deux de /ean Desmarais. Les premières furent payées VIII 1, et les secondes IX : elles furent mises en place vers la fin de l’année 1537 (°). Celle de saint Maurice occupe la 5° place (°’); on la connaît facilement aux armes du chapitre sculptées sur sa cotte d'armes.

Nous croyons, dit M. Palustre (*), gx'27 ne faut pas mettre au compte de Jean Giffard et de Jean Desmarais certains panaches trop développés, non plus que certaines figures trop renfrognées. Un restaurateur maladroit (Dantan, en 1838) a seul pu faire dégénérer

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