La Renaissance en France, t. LIL, p
86 gBonograpbie De la cathédrale d'Angers.
l'art en caricature. Autant les corps sont bien posés, les armures soignées et lout à fait dans le goût du À VI: siècle, autant les têtes écrasées pour la plupart sous des casques ou chaperons empruntés à la fantaisie moderne, témoignent de la plus grande négligence.
Le 23 avril 1537, le peintre Lagout trace « /e portrait de la plomberie de la petite lanterne de l'église et commande les molles de bois nécessaires ». On profita sans doute des échafaudages pour placer dans les quatre lucarnes et sur les faces de fillettes de la pyramide devers les Jacobins, les seize statues d'hommes d'armes, dont elle fut enrichie après 1533, comme je l'ai dit à la page 75. Peut-être étaient-elles aussi l'œuvre des mêmes artistes, qui avaient fait les images de saint Maurice et de ses compagnons? Je n'ai pas de document à ce sujet.
Le gros œuvre de la tour centrale était terminé en 1540, puisque le 29 octobre, Roland Lagout & estoffa la frise et les têles, estant en la maçonnerie dessous la lanterne de l'église () ». On y lit ces mots, séparés par des têtes de feuillages, correspondant aux principaux pilastres :
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Au moment de la restauration de la frise, après l'incendie de 1831, on a mis par erreur Dominum au lieu de Domine in.
Actuellement, l'inscription n’a pas de sens ; quand donc corrigera-t-on cette faute? Le plus tôt serait vraiment le mieux.
Le 13 novembre 1541, Roland Lagout fut payé pour avoir € fainct, dauré et azuré la lanterne de l'église (‘) >: le petit lanternon, dont il était couronné et qui portait comme l’ancien clocher d'ardoise une croix à double traverse ou Croix d'Anjou, était garni de quatre vitres (:).
Nous avons peine à croire, dit M. Palustre (+), que la lanterne proprement dite att été