RESTAURATION MISÉRABLE DE L'ÉGLISE PAROISSIALE
Ce qui échappa au marteau des démolisseurs fut clos d’une façon quelconque et loué à des particuliers comme magasin.
Le 2 thermidor an 10 (1802) les marguilliers de la cathédrale écrivent au citoyen préfet pour réclamer la possession de l’église anciennement paroisse de Saint-Maurice, occupée alors par un menuisier, qui la tenait à ferme de la régie et en a fait un magasin de planches (:). Nous lisons dans un devis des travaux du Sr François, architecte, du 7 pluviose an 13 (1805) : Art. 5. L'ancien autel en ruine sera achevé de démolir. La voûte de l’enfeu ainsi que l'enceinte de la sacristie seront démolies pour les matériaux en provenant être employés aux divers ouvrages à exécuter, les excavations de l’enfeu seront comblées par les décombres des diverses démolitions…
Quelques travaux sont faits en 1806 par l'architecte François : la porte avec œil de bœuf dans la petite sacristie, une fenêtre bouchée en parpaing du côté des cloîtres et le carrelage (*). En 1811, Daviau refond la cloche de la chapelle pour 30 |. En 1818, un petit clocher s'élève au-dessus de la toiture ; on répare la maison occupée par le Sr Rochard, horloger, plus tard par le suisse, puis on agrandit cette maison au moyen d’un petit pavillon au-dessus de la porte du cloître.
L'église paroissiale prit le nom de chapelle de la Mission à l'occasion des exercices de piété qui s'y firent en 1816, puis celui de Motyre-Dame du Mont Carmel à cause de la Confrérie, qui fut érigée.
La fabrique paie le 13 janvier 1825 à M. Chardon maçon 2580 fr. 80 pour avoir ouvert la porte de communication avec la cathédrale, baissé le sol au niveau ancien et repavé. Le chanoine Denais cède un tableau du baptême de Notre-Seigneur pour 400 livres (5).
L'autel principal, exécuté en 1822, est orné des statues de saint Louis, de saint René
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