Ibidem
$. Ibidem.
Œbapitre vi. — La chapelle Œuriale ou de Saint-Maurice. 105
et de saint Charles Borromée. On lit sur une plaque de marbre noir, placée au frontispice, cette inscription: € Mirabiis Deus in sanctis suis, an. 1825. }
L’autel de Notre-Dame de Pitié, à gauche, appuyé au gros contrefort de la cathédrale, est orné d'un tableau représentant /ésus au jardin des Olives. Au-dessus se lisent ces paroles : Pater, non mea voluntas sed tua fiat (Luc. 22, 42). A droite, se voit le groupe de Notre-Dame de Pitié. Les cierges qui brûlent constamment auprès, témoignent de la vénération des fidèles pour ces saintes images.
Elles sont en terre cuite et accusent le commencement du XVII: siècle. Ce beau groupe était jadis placé sur l’autel de la chapelle basse du tertre Saint-Laurent, dont la partie supérieure servait de reposoir pour la grande procession du Sacre ().
La voûte de l'extrémité de la chapelle paroissiale tomba à la suite de l'incendie du 4 août 1831: on la remplaça par un plafond. Cent carreaux de rairie d’un pied carré prirent la place de ceux qui avaient été brisés par la chute de la voûte (°).
Au renouvellement du pavage de la grande salle de l’'Évêché on utilisa les dalles noires et blanches, dont l'aire était couverte auparavant, pour l’église paroissiale.
On a dressé le long du pilier voisin de l'autel du Rosaire la pierre tombale du chanoine Geoffroy de Verneuil (XIIIe siècle). Elle servait de seuil à la porte du vestiaire des chantres ; elle a encore un grand caractère, malgré les mutilations dont elle a été l'objet.
Mentionnons, pour en conserver le souvenir, les restes d’une fresque découverts le 19 octobre 1891 et laissés visibles quelques jours à deux mètres de la porte des cloîtres ouvrant dans la nef et peinte sur le mur du pignon de l'église paroissiale. Elle paraissait | dater du XVe siècle et représentait un personnage à genoux sur un prie-Dieu, un livre ouvert devant lui. Sous la pointe du pignon, on découvrit aussi deux baies en plein cintre, dont une seule a été conservée ; elles servaient à éclairer la crypte ou enfeu détruite par l'architecte François.
1. Cette chapelle, de forme octogonale, à deux étages superposés, datait de la première moitié du XII° siècle. Les substructions et les bases de la partie inférieure existaient encore en 1872, quand on baissa le tertre Saint-Laurent. Cette antique chapelle était appelée la 7x6a, dans les anciens actes. Au XVII< siècle, M. de Gencien avait fondé, dans la partie basse, la chapelle de Notre-Dame de Pitié, à l’autel de laquelle on disait des messes devant le groupe, qui a été transporté après la Révolution à la cathédrale.