Mémoire de M. Binet, 28 octobre
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Fra er U R l'emplacement qu'elle occupe le long de la dernière travée de la ; É nef, vers le Nord, s'élevait autrefois une maison, affectée d'abord par É le chapitre au maître de musique et aux enfants de chœur ('), puis au : logement du sacristain, après que la Psallette eut été installée dans + une maison canoniale, voisine du cloître. Pierre Fabri, prêtre (+ sacristain, y habitait en 1463 et payait au chapitre dix livres par an ECGRETPPTE CARFRRFFOA de loyer : € in modum locagii summam decem librarum, pro domo nuper et de novo ædificata, in qua nunc moratur (°). »
En 1466, Hugues Fresneau, insigne bienfaiteur de l’église et chanoine, obtint de ses confrères l'autorisation de fonder (:) et de construire une chapelle en l'honneur de sainte Anne, le 6 mai 1467 (:).
Mais, dès l’année 1465, la maison du sacriste avait été démolie (;). Le décret de la fondation est du 10 novembre 1466.
On dut faire disparaître trois petits contreforts du XIe siècle, placés le long de la nef et dont la saillie eût produit un effet désagréable dans la nouvelle construction. La trace en a été retrouvée en 1905. Voir page 10 de ce volume. Les fondations de la nouvelle chapelle laissaient à désirer: témoin ce tassement, qui occasionna les lézardes et déchirures des archivoltes des fenêtres.
Il y est fait allusion dès 1533, dans les plaintes du chapitre contre l'évêque François de Rohan (°): Article 328. « Premièrement, en la chapelle de saincte Anne faisant € portion de la dite église qui est de trente-cinq pieds de long et de vingt de large ou € environ, en laquelle fault réparer deux pilliers boutans par dehors (contreforts) pour « les enforcier et reconforter la dite chapelle qui est fendue et endommagée tout «en long et par défault de ce faire la dite chappelle pourra tomber et cheoir devers «€ le cousté du palais, si en brief temps n’estoit repparée. »
En trois années fut terminée cette jolie chapelle, comprenant deux travées voûtées à huit nervures saillantes à la manière de la nef de saint Serge et de la chapelle du château d'Angers. Les clefs de voûte, aux armes d'Hardouin de Bueil, protecteur d'Hugues Fresneau et au blason du chapitre, sont à un niveau notablement plus élevé
TT 1. Bibliothèque d'Angers. Ms. n. 636, p. 96.
… Deputamus insuper nos Decanus et Capitulum offcio supradicto ad usum magistri et puerorum qui tempore fu crbnt domum nostram contiguam et adjacentem eidem ecclesiæ Andegavensi, a parte palatii Andegavensis, quam fecimus ibidem reædificare et in qua sco/e nostre cantus teneri consueveruni, ipsis magistro et pueris perpetuo per mansuram..