ROC
| + a, EE ACIVU VUVUVD GUU VU VU qu'il est donné par Geoffroy de Vendôme dans son € Carmen de Laucde vite monastice. ÿ
Quadratam speciem structura domestica prefert, Atria bis binis inclyta participibus,
Que tribus incluse domibus, quas corporis usus Postulat, et quarta que domus est Dominsz.
Quarum prima domus servat potumque cibumque Ex quibus hos reficit juncta secunda domus, Tertia membra fovet vexata labore diurno, Quarta Der laudes assidue resonat.
Cette citation empruntée à la Vofice Historique sur la Haie des Bonshommes, de l'abbé Houdebine, p. 106 s'applique parfaitement aux bâtiments, groupés autour du cloître de la cathédrale d'Angers :
A l'Est, au delà de la salle du chapitre, le Dortoir.
Au Sud, le Réfectoire et la cuisine, avec greniers au-dessus.
À l'Ouest, des maisons canoniales et l'église paroissiale remplaçant à partir du XITe siècle, les bâtiments destinés aux provisions nécessaires pour la vie commune.
Au Nord, la Cathédrale.
€ Grandet (Notre-Dame Angevine, p. 104) dit que la vie commune, commença dans «le chapitre d'Angers, vers le milieu du VIE siècle, après le 3° concile d'Orléans, tenu «en 538. Tous les biens étaient alors communs entre l’Évêque et les chanoines (:)..
« Plusieurs actes de Charlemagne et de Charles le Chauve les appellent « fratres inibi Deo € servientes. » Il y avait alors en France plus de soixante cathédrales, dans lesquelles «les chapitres menaient la vie commune (‘).. A Angers, elle reçut une rude atteinte
1. AVofice de la ville d'Angers, par Thorode, avec notes de l’abbé Longin, p. 101. Note 4.
2. Le chapitre de Saint-Malo, entre autres, conserva son organisation monastique jusqu’au XIV® siècle. — Pouzlle historique de l'Archevéché de Rennes, par l'abbé Guillotin de Corson, t. I, p. 19.
Je lis dans le même volume p. 470: Le concile de Tours, de l’an 813, dit Déric (dans son Histoire de Bretagne, t. 11, p. 623), ordonna aux évêques, par son canon XXI11°, de renfermer dans @es lieux cloîtrés les chanoines et les clercs de leur église cathédrale. Tous devaient coucher dans un même ærtfofr, prendre leur repas dans le même ré/cioire. — A Dol, la rue voisine de la cathédrale, porte le nom de cesne. Elle était fermée (cincta) de portes à ses deux extrémités. — Archives de l'Aube. Série G, n° 2605. |
120 Monographie ve la cathédrale v'Angers.
€ dès l'an 890 par un acte de Raïnon, qui céda à ses chanoines trente maisons de la cité € ou plutôt trente emplacements pour bâtir € Areas ».
« Les dignitaires s'y retirèrent d'abord. Une transaction de Marbode en 1027, montre « que les dignitaires ne vivaient plus en commun ; on peut en conclure que les chanoines € y vivaient encore. On trouve même mention dans des papiers, possédés par Grandet € (Bibliothèque d'Angers, Ms. 886, t. II, in medio) d’une donation de 3,062 sols, faite € par Guillaume de Saumur en 1115 pour bâtir un réfectoire et un dortoir... Malheu- € reusement, il ne nous indique pas d'où cet acte est tiré. S'il était authentique, on € devrait en conclure que la vie commune des chanoines existait encore au commence- € ment du XII° siècle, c'est-à-dire bien plus longtemps que ne dit Thorode. Ce fut vers « cette époque qu'elle disparut pour toujours ; néanmoins les lieux qui avaient servi de « réfectoire et de dortoir conservèrent ce nom en souvenir de leur ancienne destination. Le € Dortoir fut le premier à être complètement oublié, à tel point que Lehoreau, au com- € mencement de XVIIIe siècle, dit qu'il n'y a jamais eu aucune apparence de dortoir € (Cérémonial, 1. 1, p. 44) (‘). Quant au réfectoire, il garda son nom jusqu'à la fin, grâce € à l'usage des fêtages.. »
On croit que c'est Rainauld de Martigné, qui le premier se sépara de la manse capitulaire et que le partage des biens de É vêque et du chapitre eut lieu sous le doyen Étienne.
Albéric, doyen et chapelain de l'Evêque, donna le 11 mai 1103 des maisons, qu'il avait dans la cité et quatre arpents de vigne exempts de tout droit. J] avait reçu beaucoup de bienfaits d'Eusèbe et de Geoffroy, évêque qui l'avait élevé (°).
D'après le CAronicon Andegavense, les chanoines auraient commencé à vivre séparément de 893 à 880 (:).
Ceci ne concorde guère avec la construction d'un dortoir en 1115.
Quoi qu'il en soit, l'entreprise du transept sud sous Raoul de Beaumont (1178-1198) entraîna la démolition de la salle du chapitre. Le Dortoir existait encore en 1236. Ce qui en restait devint une maison canoniale, celle de Saint-Jacques.