LA SALLE DU CHAPITRE OÙ CHARTRIER
Antérieurement à la salle du Chapitre du XIII: siècle, située entre les contreforts du transept Sud et démolie en 1792, il y en avait une autre à l'extrémité du même transept,
A Troyes, il y avait deux cloîtres, le grand et le petit, contenant vingt maisons canoniales. Hors de ces cloîtres, trois
autres maisons canoniales.
A titre d'exception, je citerai les maisons prébendales des chanoines de Vannes, qui, d’après Dubuisson-Aubenaÿ,
étaient éparses dans la ville et € sans pourpris resserré, conme il est ordinaire à autres villes ébiscopales ». Archives de Bretagne, t. IX, p. 143.
I. Lehoreau se trompe. Il est fait allusion au dortoir, qui existait encore en ,1236, dans une donation de Guillaume de Beaumont. Voir plus haut, p. 27, note 2.
2. Bibliothèque d'Angers, Ms. n° 628,t. II p. 2". Gallia Christiana, t. XIV, col. 590. Albericus, testis in charta Raïinaldi episcopi.. Eusebius et Goffridus episCOPi
nutrierunt Albericum eique plurima contulerunt beneficia : quapropter, defunctorum non immemor, canonicis sancti Mauritii duos domus tradidit suas V Idus 1103, ea lege, ut eorum memoriam semper honoratam habeant.
3. Bibliothèque d'Angers, Ms. n° 636. Pièce II. An. 873 à 880. Circa id tempus, separatim et solitare maneré cæœPerunt canonici.
Œbapitre riit. — ‘PBatiments Accessoires. I2I
dont les fondations furent aperçues en 1902. Ce n'était pas même, la première, puisqu'elle remontait tout au plus au XT° siècle: plusieurs salles destinées aux délibérations des chanoines se succédèrent s’éloignant de plus en plus de l’axe de la cathédrale, à mesure que celle-ci prenait de plus vastes dimensions.
Les anciens documents lui donnent le nom de Caprtolium (*) ou mieux Capitulum sancti Mauritii. Toute la légende d'un Capitole sur l'emplacement duquel aurait été construit l'évêché d'Angers, légende sortie du cerveau de Robin au XVIII: siècle et magistralement réfutée par M. d'Éspinay (:), repose sur la traduction du mot Capitolium par Capitole. Il a évidemment le même sens que Capitulum (:).
Un concile provincial, ouvert dans la nouvelle nef le 26 janvier 1192, et troublé par la foule qui se pressait autour des évêques (*), fut continué durant plusieurs jours dans la salle du c£apitre du XI° siècle. En 1195, elle était démolie pour les travaux du nouveau transept Sud, puisqu'à son défaut, un acte est dressé dans le Xéfectoire (:). Je ne crois pas qu'on puisse avec quelque probabilité assigner à la salle du chapitre (dont les voûtes ont laissé leur trace sous la rosace du transept Sud) une date antérieure à 1236. Elle ne devait même pas exister encore, puisque Guillaume de Beaumont dans sa donation d'une partie de l'Évêché pour la construction du transept Nord ne parle que du Dortoir (*). € Quod protenditur versus dormitorium. »
Longue de 13 mètres dans œuvre sur 6"60 environ, elle formait deux travées carrées, dont les voûtes retombaient sur des culs de lampe, #0# prévus, pas plus que les arcs formerets lors de la construction du mur du transept et ##crustés après coup dans les assises de pierre de taille.
Trois fenêtres donnaient du jour à cette salle, dans laquelle on entrait de Ia cathédrale par une porte voûtée, en arc brisé, murée depuis la Révolution.
Le chapitre s'y réunissait les lundi, mardi et samedi de chaque semaine, sans parler des assemblées extraordinaires (’). Plusieurs personnages y furent enterrés (°). L'espace libre entre les sièges établis au devant des armoires, servant de chartrier, était garni
1. € Octrannus, abbas sancti Albini et Balduinus, eleemosynarius in Capifolium sancti Mauritii, ubi Fulco comes, < Eusebius episcopus et Sigo, abbas sancti Florentii de hac re judicatura, convenerant... > 1067-1070.
Cartulaire de Saint-Aubin, publié par M. de Broussillon, t. 1, p. 16, p. 33, p. 123 et p. 184. — t. LI, p. 33, p. 63, p. 160 et p. 275.
Cartulaire Noir, p. 41.