‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 195 sur 359 · Répertoire Archéologique de l'Anjou, 1560, p · texte numérisé non relu

Répertoire Archéologique de l'Anjou, 1560, p

2. Documents Inédits sur l'Histoire de France, t. 1, 1873, p. 63.

Celui de Notre-Dame de Paris, s'étend depuis le portail occidental jusqu’au transept ; il fut construit entre 1765 et 1767 pour la sépulture des chanoines, bénéficiers, chapelains, chantres et enfants de chœur. Actuellement, il sert à la sépulture des archevêques.

L'Æ£cho de Paris, du 20 janvier 1902... La grande crypte de la nef (de Notre-Dame de Paris) qui a 35 mètres de long, sur 7 de large et 4 de haut fut creusée de 1765 à 1767, par François Guillot de Montjoye et Jean Bernard de Vienne, chanoines intendants de la fabrique de l’église de Paris. Des murs la séparaient en quatre caveaux, dont trois pour la sépulture : 1° des chanoines, 2° des chapelains et bénéficiers, 3° des enfants de chœur et officiers clercs. Le 4° était destiné aux cercueils de plomb.

Voir aussi l’Azforité du 20 janvier 1902.

Le Bulletin de la Société Archéologique de Nantes, 1888, p. 339 et 340 nous donne un rapport sur trois caveaux, visités dans la cathédrale de Nantes en 1846.

Le Caveau des Chanoïines, situé au milieu de la grande nef, a 4 m. en tout sens. Des barres de fer, distantes du sol de 0,33, supportent une vingtaine de bières, amoncelées en désordre, pleines d’ossements, de lambeaux de vêtements, d'ornements sacerdotaux et de tourbe. Les corps des chanoines, portant presque tous perruque, étaient encore revêtus de leurs vêtements. Le caveau fut violé en 1793.

Le Caveau des Chantres est situé au haut de la nef septentrionale, il a 3 m. 66 sur 3 m. A l’une des extrémités étaient amoncelés les restes humains profanés aussi en 1793.

Le Caveau des Enfants de Chœur est situé au bas de la nef septentrionale; il a 6 m. sur 3 m. 60 et 2 m. de hauteur.

Œbapitre riti. — Pâtiments Accessoires. 137

1785. 4 mars. Pierre Meseray, chanoine.

1787. 1 mars. Nicolas Rousseau de Pontigny, doyen de la Faculté de l'Université d'Angers.

1789. 10 janvier. Messire Pierre Cosnier, prêtre chanoine,

Sous prétexte d'en faire des balles pour combattre les brigands, les sans-culottes arrachèrent en 1793, les cercueils de plomb des chanoines et dispersèrent leurs ossements.

On déposa ensuite dans le caveau des matériaux de différente sorte. Le bruit courut même que des barils de poudre y avaient été placés pour faire sauter la cathédrale, pendant qu’elle était occupée par les Vendéens. Une lettre écrite au Préfet par un soi-disant témoin, lui en donnait avis.

Après la réouverture de la cathédrale en 1802, on s'occupa de déblayer le caveau. Le Cérémonial, imprimé en 1807, p. 103 ('), admet l'hypothèse de la sépulture des chanoines dans le caveau, mais je ne crois pas qu'elle ait été réalisée.

En 1822, après un service solennel, fut placé provisoirement dans la crypte le cœur de Mgr d’Andigné, évêque de Nantes, 4 le 22 février 1822 : il fut rendu en 1869 à sa famille, qui le conserva dans la chapelle du château de Monet, près Beaufort (°).

L'ancien caveau des chanoines sert aujourd'hui à l’inhumation des évêques, dont voici la liste de ceux qui y reposent :

Mgr Charles Montault- Desilles, + le 29 juillet 1839 (:).

Mgr Louis Robert Paysant, + le 6 septembre 1841 (*).

Mgr Guillaume Louis Laurent Angebault, X le 2 octobre 1869 (;).

Mgr Charles Émile Freppel, K le 24 décembre 1891 (f).

Mgr Louis Jules Baron, # le 28 mai 1898 (°).

Le 8 juin 1898, jour de la sépulture de Mgr Baron, les restes de l’évêque Michel de Villoiseau furent déposés dans le caveau (Voir t. II, p. 150).

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