Volume 11 de la Afonographie, p
144 | gponograpbie de la cathédrale d'Angers.
à 1176, puisqu'il est témoin dans une charte de cette année-là ; cest donc entre 1162 et 1177, qu'il fit vitrer les fenêtres de la nef, munies provisoirement de clôtures de bois « cum ligneæ essent y. Le texte de Lehoreau précise qu'il les fit toutes poser, à l'exception de trois (tribus exceptis ». La générosité d'Hugues de Semblancé (insigne bienfaiteur de l'église) (‘), se lassa-t-elle ? ce n'est pas probable. Il ne put achever son œuvre, parce que les trois fenêtres dont il s'agit (la grande de la façade et les deux les plus voisines des clochers) n'étaient pas prêtes en 1177 à les recevoir. Des vitraux placés là, avant l'achèvement complet de la façade et des deux clochers de pierre, auraient été trop exposés à de graves accidents. À mon avis, ces trois verrières furent exécutées quelques années seulement après les autres.
M. Mâle, supposant (à tort), que les verrières d'Hugues de Semblancé, remontaient à l'épiscopat d'Ulger (1125-1149) se demande s'il en reste quelque chose. Assurément, seulement elles sont postérieures à l'achèvement des voûtes de 1150 à 1160 environ et datent, comme je l'ai dit, du temps de l'évêque Geoffroi la Mouche (1162-1177).
Leur style d’ailleurs, le dessin des bordures et des encadrements accuse une œuvre plutôt du dernier tiers du XII° siècle que de la première moitié. En effet, si les personnages ont encore le faire byzantin des anciens vitraux de Saint-Denis, du Mans, de Châlons et de Chartres, Zs bordures sont plus élégantes, moins chargées de ces lourds et larges galons perlés caractéristiques, qui s'entrelacent dans les fenêtres de la façade de Chartres, datées généralement de 1143 et dans celles de Saint-Denis exécutées entre 1140 et 1144. Comparez les bordures d'Angers (N° 3, 4 et 5) avec celles de Saint-Denis) (fig. 49 des Vitraux, de M. Merson), de Chartres (p. 62 du livre de M. Merson) et vous serez frappé du progrès accompli sous le rapport de la légèreté dans le dessin, progrès non moins sensible dans le grand vitrail de l’abside de la cathédrale de Poitiers, posé vers 1198.
Il en est de même pour l'encadrement des médaillons. Dans une des fenêtres (N, 10) le peintre suit encore à Angers les errements de ses prédécesseurs ; l'encadrement consiste en un assemblage compliqué de petites pièces de verre de différentes couleurs, comme dans le vitrail de la vie de saint Gamaliel, à la cathédrale de Châlons (°). Dans trois autres, (N°5 3, 4 et 5) il se contente d’un large galon rouge entre deux filets blancs perlés, qui tranchent d'une façon plus franche et plus nette, (tout en simplifiant le travail,) avec le fond bleu général. Quel parti avait-il pris dans les N°s 1, 2, 6, 7,8, 11 et 12? On ne le saura jamais. |
Les écoinçons entre les médaillons et la bordure sont encore ornés de grands motifs, et de feuillages, formant rosace ; les mosaïques, où tapisseries ne viendront que plus tard.
Enfin, l’'armalture en fer, destinée à maintenir les panneaux se compose uniquement de barres de fer verticales et horizontales, espacées de façon à souligner la largeur des bordures et celle des médaillons. M. Mâle me semble bien sévère, quand il fait allusion