‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 216 sur 359 · DESSINS GÉOMÉTRIQUES · texte numérisé non relu

DESSINS GÉOMÉTRIQUES

La fabrique ayant résolu en 1818 de remplacer autant que possible par des vitres de conteur les fenêtres en verre blanc des deux côtés de la nef, fit refaire la ferrure de

celle-ci (*} et remplacer en 1833 les panneaux de verre blanc, posés en 1765, par des dessins géométriques, composés d'étoiles jaunes et rouges à six pointes sur un fond bizarre : œuvre de Thierry. La bordure resta telle quelle, c'est-à-dire formée d'un entrelac blanc sur un champ de couleur quelconque. Une délibération du chapitre en 1765 nous édifiera sur la manière, dont on entendait alors la restauration des vitraux (°): € M. Rousseau de « Pantigny (chanoine, bienfaiteur insigne) ayant représenté que le vitrail au-dessus de la « porte des cloîtres, vis à vis de la sacristie, était en totale ruine, M" ont arrêté de le « refaire à neuf en prenant de la nef les vitres, qui sont au-dessus des autels de saint « André (côté de l'Épître) et de saint Joseph (côté de l'Évangile précisément celui-là), les- « quels vitraux seront mis en vitre blanche avec une bordure de vitre peinte, s'il s'en « trouve assez pour cet effet.» Ainsi, en 1765, on sacrifia deux verrières d'Hugues de Semblancé, pour se procurer le verre de couleur nécessaire à la fabrication de l'horrible vitrail N° 23 et les bordures des fenêtres N° 1, 6 et 7. Ceci montre où on était arrivé à cette lamentable époque : le retour aux saines traditions artistiques ne se fit guère avant 1848 (*).

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