‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 226 sur 359 · SN NN SN NS · texte numérisé non relu

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Disposition pes des sé hs ss À Lo de paint Harën, placee ayjaurdhur dans le chœur (N° 39 el #0 }, Lels qu'ibelarent autrefas dans B grande fenétre de la façade N°15. Les barres de fer ont 045 de large.

Œbapitre rit. — Les itraur. 157

Toutefois, je ne puis passer sous silence une remarque : la légende de saint Martin (n° 39 et 40) par la limpidité de son fond bleu fait contraste avec les autres verrières du chœur d'un aspect sombre et foncé. De plus, en la considérant, on reconnaîtra la justesse de ce qu'écrit Viollet-le-Duc (') : « Si le filet rouge (encadrant un fond bleu) est € compris entre deux filets blancs, (perlés surtout, parce que le blanc réduit à des touches « répétées prend d'autant plus de fermeté) il conserve sa valeur et on obtient une harmonie € d'une extrême délicatesse, car entre le rouge, qui ne perd rien de sa qualité et le bleu, « s'interpose un orle nacré, qui fait une transition des plus heureuses entre le rouge et «€ le bleu. En effet, la juxtaposition du bleu et du rouge est périlleuse... }

On ne s'en aperçoit que trop dans les vitraux du rond-point du chœur, dans lesquels le peintre verrier a supprimé l’un des deux filets blancs, surtout dans la verrière, quasineuve, N° 36 et 37.

Quittons maintenant la nef et transportons-nous dans le transept Nord.

29 TRANSEPT Non.

Aucun renseignement ne nous est parvenu sur les verrières de cette partie de l'église, antérieures à celles, que nous voyons aujourd'hui. On sait seulement que la rosace représentait le jugement dernier et les XII signes du zodiaque. Le tout datait sans doute de la seconde moitié du XIII: siècle.

Voici le marché du 20 juillet 1451, conclu entre le chapitre et André Robin pour le renouvellement de la rosace et des quatre vitres « de la croisée de l'église vers le palais » : (*) (n*% 14, 15, 17, et 18).

« Le jour saincte margarite XX:* de juillet MCCCCLI personnellement establis, mes- € sires Jehan, abbé de Toussaint et Jehan Branidel, chanoine dangiers, commissaires de € messires doyen et chapitre dangiers d'une part et Robin André, vitrier dautre part les « quelles parties ont contracté et fait marché ainsi quil sensuit :

€ C'est assavoir le dit Robin a promis et est tenu faire tout de neuf toutes et chacune € les vitres de la crouzée de la dite église de devers le pallais. c'est assavoir lousteau du € pignon de vairre de couleur bon et proufitable. Et en y celui figurer /e jugement avecques € les XIT signes c'est assavoir Âries, taurus ce comme autres fois a élé et le plus propre- € ment quil pourra et les deux vitres des coustés de la dite crouezée de vatrre blanc € kistorié à histoires ou ymaiges revestues de chappiteaux, tellement que mes dits sieurs € adviseront et vouldront et fournir de toutes les chouses et matières ad ce nécessaires {et rendre les dites vitres assises bien et proufitablement pour le prix et somme de « quinze sols chacun pié de vairre en carré l’un portant l’autre. Quelle somme de XV « sols pour chacun pié de vairre, comme dit est mes dits sieurs les commissaires ont € promis et sont tenus lui payer partie en faisant la dite besoigne ainsi qu'ils conviendront € avecques le dit Robin et le sourplus incontinent la dite besoigne parfaitte et avecques € ce sont tenus lui fournir de chauffaudx nécessaires pour asseoir les dites vitres. Et a « tout ce que dessus est dit parfaire et accomplir sont tenus les dites parties et chacune « dicelle et ad ce ont obligé de présent la court de Monsieur l’official dangiers soubsmettre

1. Dictionnaire raisonné de P Architecture française, t. \X, p. 378. 2. Archives de Maine et Loire. Série G. Fabrique, t. III, p. 9.

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158 onographie de la cathédrale d'Angers.

« rendre condamner. Donné et-fait en la maison canoniale dudit Branidel lan et jour « dessusdit présens ad ce Guillaume Troemand prêtre religieux dudit monastère de € Toussains et Pierre Botereau clerc du diocèse dangiers tesmoins ad ce appelés.

| « Lebloy pronotaire. »

Cette pièce intéressante nous donne le nom du peintre verrier et le prix de son travail. André Robin, chargé dès 1434 de l’entretien annuel des vitraux, peignit aussi plusieurs vitres de l'église abbatiale de Saint-Serge d'Angers (').

Le chapitre se contenta « d'yssaiges, revestues de chappiteaulx > pour les n° 14, 15 et 18 : il adopta les titulaires des autels situés en face et au-dessous (*) ; il n'exigea € d'hssloires ÿ que pour le n° 17.

&« Le transept (nord) de Saint-Maurice, dit Merson, a des verrières remplies « d’architectures, dont les détails innombrables écrasent des personnages isolés et « superposés. L'effet est brillant cependant, quoique bien refroidi par le voisinage des € vitraux du chœur du XIIIe siècle et par ceux de la nef, du XIIe siècle. » (5).

N° ra.

Aucune trace ici de médaillons, de bordures ni de mosaïque, formant tapisserie : la composition est tout autre. Une architecture compliquée couvre la plus grande partie de la surface. Sur un fond damassé et de couleur vive s'enlèvent les images de sarnt Remy et de sainte Madeleine, au-dessous de saint Christobhe et de saint Eustache, deux par deux (‘), désignées par leur nom écrit en grandes et longues lettres gothiques. Des tabernacles mouvementés, enrichis de fenestrages, d'arcs-boutants, de contreforts peints en grisaille et relevés de jaune d'or, rendent à merveille ce que le marché de 1451 appelle « du vairre blanc, à ymages revestues de chafpiteaulx ».

Même ornementation et même e disposition que le précédent. En bas, saint Gatien et saint Nicolas ; en haut sasnt Sébastien et saint Quentin.

Rosace de 10 mètres de diamètre.

Au centre, le Christ apparaît pour juger les hommes. Rayonnant autour de lui, des anges, aux ailes allongées, portent les instruments de la Passion, ou bien font résonner la trompette, au son de laquelle les morts ressuscitent et les étoiles tombent du ciel. Le marché d'André Robin mentionnait les XI1° signes du zodiaque : ils figurent sur l'autre rosace n° 21.

A leur place, voici les travaux des douze mois de l’année et quelques autres sujets peints avec une délicatesse exquise, mais je ne saurais les regarder comme antérieurs au XVIe siècle: une importante restauration de la rosace dut être opérée dans la première moitié du XVI£ siècle et précéder d'une cinquantaine d'années la pose d'un des médail-

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1. Archives de Maine et Loire. Série H. n° 830. Règlement avec Arxdré Robin pour les vitres, où sont saint Sarge et saint Bach, saint Godebert, saint Benoît et saint Mor, en 1463.

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